Congo-Kinshasa: Médias - 80 journalistes de Télé 50 continuent à durcir le ton !

Environ quatre-vingts journalistes de Télé 50 ont été interpellés par la police et ont été conduits immédiatement au Parquet général de Kinshasa, avant d'être relâchés mercredi 10 avril dernier. Véritables jusqu'au-boutistes, ces derniers se sont mobilisés une fois de plus, comme un seul homme, devant le ministère des droits humains. Ils veulent le respect de leur droit et la démission de leur employeur, M. Jean-Marie Kassamba.

Dans leur démarche, ces vaillants journalistes estiment-ils qu'ils ont subi lors de leur arrestation, des traitements inhumains de la part des policiers. Relâchés, nombreux avaient laissé entendre qu'ils se sont rendus compte que ces traitements constituent de graves violations des droits humains.

Mais, cela ne leur a pas empêché de revendiquer une fois de plus sur la place publique. Chemin faisant, ils ont parcouru jusque devant le Ministère des droits humains, en vue de déposer leur mémorandum. Visiblement, ils sont plus que déterminés à mettre fin à ce qu'ils qualifient des fléaux.

En définitive, ces consœurs et confrères ont pu déposer un mémorandum à l'attention de la ministre des Droits Humains, Mme Marie-Ange Mushobekwa, sollicitant son implication personnelle dans la situation calamiteuse qu'ils traversent à l'espace 50 (Télé et Radio 50). Le contenu de ce mémo indique clairement que ces professionnels de média auraient subi des traitements très humiliants de la part de leur Directeur Général qui, semblent-ils, les a condamnés collectivement à ne pas accéder à leur poste de travail, mais aussi et surtout, aurait donné les ordres aux agents de sécurité pour les arrêter et les embarquer dans les véhicules de la police comme du bétail.

Dans ce memo, les protestataires accusent le Directeur Général de l'espace 50, Jean-Marie Kassamba, qui, au lieu de répondre à ses obligations vis-à-vis de ses confrères et consœurs, œuvrant au sein de son média, aurait préféré de politiser le dossier, en pointant du doigt certains politiciens qui seraient derrière "les manifestants" pour lui ravir son entreprise.

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