Burkina Faso: Egalité hommes-femmes

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le vendredi 19 avril 2019, la secrétaire d'Etat français chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa. Les questions de l'égalité genre ont meublé les échanges.

Le Burkina Faso n'est pas seul dans sa lutte contre les inégalités liées au genre. Il a le soutien du G7. Le vendredi 19 avril 2019, la secrétaire d'Etat français chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, est venue le dire de vive voix au président du Faso, lors de l'audience à elle accordée. Cette année, la France préside le G7.

Donc, elle a dit placer l'égalité hommes-femmes parmi ses priorités. «J'ai eu l'opportunité d'échanger avec le président Roch Marc Christian Kaboré sur les questions de protection des jeunes filles et des femmes qui font face aux mutilations génitales féminines, aux mariages forcés. Cette année, nous avons voulu ouvrir le G7 à d'autres pays, surtout ceux de la région du Sahel. Donc, le Burkina fera partie

des travaux du G7», a-t-elle dit. Elle a ajouté : «Avec la ministre en charge de la femme, nous avons eu la chance de travailler ensemble à l'ONU, lors de la convention annuelle des droits des femmes pour parler de l'engagement du Burkina pour mieux protéger les femmes».

C'est pourquoi, a-t-elle confirmé, elle est venue soutenir les efforts du pays des Hommes intègres pour «ce qui est déjà fait». «Nous venons humblement dans une démarche qui peut se matérialiser par le soutien aux plaidoyers, à la pédagogie, surtout vis-à-vis des ONG sur le plan financier», a affirmé Mme Schiappa.

Le président français, Emmanuel Macron, a lancé un fonds de soutien aux ONG qui œuvrent pour l'égalité homme-femme d'un montant de 120 millions d'euros (ndlr : plus de 70 milliards F CFA), a-t-elle confié. «En France, il y a 60 000 filles et femmes qui vivent excisées.

Pour nous, c'est insupportable de savoir que sur la planète il y a des filles ou femmes qui vivent avec cette mutilation. Nous devons travailler main dans la main pour présenter en France un plan antiexcision qui se basera sur le travail mené dans les pays du monde», a souhaité Marlène Schiappa.

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