Congo-Kinshasa: Alerte de l'OIM sur le risque élevé de transmission du virus EBOLA à d'autres pays

22 Avril 2019

L'Organisation internationale pour les Migrations en RDC (OIM) a rendu public en fin de la semaine dernière son rapport sur la situation de la réponse au virus Ebola qui se vit à l'Est du pays, pour la période allant du 1er au 14 avril 2019. Selon ce rapport, il y a actuellement 22 zones de santé affectées par l'épidémie et le risque de transmission du virus à d'autres provinces ou d'autres pays reste très élevé.

Malgré les progrès réalisés, indique l'OIM, la riposte à Ebola est confrontée à de nombreux défis. Les points de contrôle sont situés notamment dans des zones où la sécurité reste précaire. Par ailleurs, l'importance des mouvements des populations dans les provinces concernées et l'apparition de l'épidémie dans de nouvelles localités rendent nécessaire le renforcement des points de contrôle.

Ce rapport indique aussi qu'en date du 14 avril 2019, le ministère de la santé avait comptabilisé 1264 cas probables et confirmés d'EBOLA, 803 décès et 371 guérisons. En outre, un corps sans vie d'un homme de 42 ans a été intercepté le même 14 avril, au point de contrôle de Komba à Butembo (Nord-Kivu), alors qu'il était dans un camion qui le conduisait à Malende, pour y être enterré. D'après l'OIM, il s'agit du 8ème cas d'Ebola détecté à un point de contrôle de l'OIM depuis août 2018. Neuf personnes étaient présentes dans le camion : elles sont désormais répertoriées et font l'objet d'un suivi, précise ce rapport.

L'Organisation Internationale pour les Migrations en RDC a indiqué que pas plus tard le 10 avril 2019, un médecin de Beni est décédé de la maladie à virus Ebola. 534 personnes avaient été en contact avec ce médecin alors qu'il était malade, dont deux prestataires du point de contrôle de Mukulya (Nord-kivu). Tous ces contacts sont répertoriés par la Commission « Surveillance » et font l'objet d'un suivi.

Par ailleurs, deux autres cas d'Ebola ont été confirmés parmi des prestataires travaillant à l'aéroport de Butembo. L'OIM et le PNHF (Programme National d'Hygiène aux Frontières) vont lancer des campagnes de sensibilisation sur les risques de transmission. Des mesures de prévention contre Ebola vont être mises en place au niveau de principaux aéroports du Nord-Kivu et de l'Uturi. C'est dans ce cadre que l'OIM et les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC, Département de la Santé américain) ont organisé un atelier, du 10 avril 12 avril, pour améliorer les dépistages à l'aéroport de Goma. Cet atelier a rassemblé 22 participants de différents ministères afin de développer un plan d'action multisectoriel pour s'assurer que l'aéroport de Goma est bien en conformité avec le Règlement sanitaire international et ses personnels sont à même de réagir si un cas d'Ebola était détecté.

Pour réduire les risques de transmission de la maladie, les prestataires sont formés aux mesures de prévention et contrôle de l'infection et bénéficient d'équipements de protection (gants, masques, blouses).

L'OIM a également participé à un atelier organisé par le ministère de la Santé à Goma, du 10 au 12 avril, pour la mise en œuvre du plan stratégique de réponse n° 3. L'OIM, le PNHF et l'OMS ont ainsi identifié les mesures à prendre et les moyens nécessaires à mobiliser afin de renforcer le rôle des points de contrôle et points d'entrée dans la stratégie de risposte à EBOLA.

Il sied de préciser qu'en partenariat avec le ministère de la Santé, notamment le Programme National d'Hygiène aux Frontières(PNHF), l'OIM est engagée depuis le début de la dixième épidémie d'Ebola en RDC pour lutter contre la propagation du virus. Son action vise principalement à surveiller les lieux de passage stratégiques (appelés points de contrôle sanitaire et points d'entrée), comme les axes routiers les plus fréquentés, l'accès aux grandes villes, les marchés et les parki,gs, principalement au Nord-Kivu et en Ituri.

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