Togoata APEDO-AMAH à l'opposition togolaise - « Si l'opposition laisse la prison décapiter la direction du PNP, elle s'ouvre elle-même la porte de la prison et du pire »

Ce sont là des mots de prof. Togoata Apédo-Amah à toute l'opposition togolaise. Une façon pour lui d'interpeller cette dernière à agir et à aller au-delà des simples communiqués quant aux arrestations arbitraires dont font l'objet des responsables et militants du PNP à la suite de leur manifestation réprimée du 13 Avril dernier.

Faisant appel à certaines situations antérieures, l'homme qui n'hésite pas à tirer autant sur l'opposition que sur le pouvoir en place au Togo, constate au travers des derniers développements que « l'opposition ne semble pas comprendre qu'outre le phénomène d'intimidation ordinaire, la dictature est en train de la tester. Sachant les rancœurs de certains partis importants contre le PNP, le régime policier compte sur l'indifférence complice des forces démocratiques pour étouffer ce parti par la terreur ».

Aussi, regrette-t-il que « cette opposition ne tire jamais les leçons de ses malheurs » et qu'elle « ferait mieux de se raviser, et vite ! ». D'après prof Apédo-Amah, « en effet, elle s'est croisée les bras quand Eyadema a jeté Agboyibo en prison pour avoir dénoncé les crimes de son régime dans le Yoto. Face aux fausses accusations faisant de certains dirigeants des forces démocratiques les incendiaires des marchés du Togo, on n'a pas vu grand-chose. Or ce dossier peut être réactivé à tout moment. Les défenseurs des droits humains subissent de graves injustices et préjudices dans l'indifférence générale ». Ce sont là des avertissements à ne pas négliger...

Voici sa nouvelle déclaration...

La dictature est impitoyable avec ses opposants, surtout lorsque leurs organisations de lutte s'affaiblissent suite à des stratégies calamiteuses qui débouchent sur la déconfiture, la division et la haine. Pourquoi cet état d'esprit détestable ?

Cet état d'esprit n'est possible que lorsque l'on s'est trompé d'adversaires, lorsque le partenaire a pris l'apparence de l'ennemi. Quand survient l'échec, l'ancien camarade de lutte devient le bouc émissaire idéal qui vous exonère de toutes vos erreurs. L'autocritique, c'est pour les autres, jamais pour soi, puisque l'on a la science de la politique infuse !

Que l'on ne s'y trompe pas, les quelques communiqués de presse de principe des partis de la défunte C14, fustigeant les détentions arbitraires de plusieurs dirigeants du Parti national panafricain de Tikpi Atchadam, sont l'expression du refus de solidarité avec le PNP, accusé de trahison et de refus de solidarité par l'ex-C14, à travers les sordides et indignes déballages d'après défaite. Le PNP ne récolte que l'ivraie qu'il a semée, entend-on dire ici et là.

L'opposition ne semble pas comprendre qu'outre le phénomène d'intimidation ordinaire, la dictature est en train de la tester. Sachant les rancœurs de certains partis importants contre le PNP, le régime policier compte sur l'indifférence complice des forces démocratiques pour étouffer ce parti par la terreur.

Cette opposition qui ne tire jamais les leçons de ses malheurs, ferait mieux de se raviser, et vite ! En effet, elle s'est croisée les bras quand Eyadema a jeté Agboyibo en prison pour avoir dénoncé les crimes de son régime dans le Yoto. Face aux fausses accusations faisant de certains dirigeants des forces démocratiques les incendiaires des marchés du Togo, on n'a pas vu grand-chose. Or ce dossier peut être réactivé à tout moment. Les défenseurs des droits humains subissent de graves injustices et préjudices dans l'indifférence générale.

L'attaque contre le domicile d'Atchadam et l'arrestation de ses gardiens, passe pour un simple fait divers, alors qu'il s'agit d'un fait gravissime tout comme l'ont été les agressions impunies contre Fabre et son domicile à plusieurs reprises. On dirait même que certains ont mis la tête d'Atchadam à prix pour l'empêcher de rentrer au Togo afin de prendre la tête de la lutte libératrice.

C'est dire que si le test de destruction du PNP est positif, ce sera la porte ouverte à l'incarcération de toutes les têtes qui émergent au sein de la résistance à l'odieuse dictature Rpt/Urine.

Les anciens partenaires du PNP doivent faire plus que des communiqués pour la libération de leurs camarades de lutte. Aujourd'hui c'est le PNP, demain, à qui le tour ? Oui, à qui le tour ?

Alors que cette opposition se tâte et ne sait plus quoi faire pour relancer la mobilisation générale, ces arrestations arbitraires et lâches ne sont-elles pas l'occasion rêvée ?

Dans les temps reculés de la préhistoire de notre humanité, les hommes savaient déjà cela : tout affaiblissement d'un élément du groupe était considéré comme une tentative d'affaiblissement de toute la communauté.

A bon entendeur, salut.

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