23 Avril 2019

Togo: Ce que Fo Nico conseille aux Togolais

"59è anniversaire de notre pseudo-indépendance, je vous invite à être pleins de foi et de confiance dans la bonté de Dieu, dans ses directives et dans son amour pour ses enfants.

Nous aurons alors sa grâce et nous pourrons vivre en paix et dans la concorde dans notre patrie. Mais sachez que la foi n'a rien à voir avec les credo, les dogmes religieux, les rites traditionnels, les formulations, les cérémonies, les croyances doctrinales., etc. Au-delà de toutes les religions, il n'y a qu'un Dieu unique et une seule vérité. Tout change.

Le changement constant est ainsi la base de toutes choses", ce sont là des conseils du candidat déclaré à la présidentielle de 2020, et président du PRR (Parti pour le Renouveau et la Rédemption), Nicolas Lawson aux Togolais de tous les bords.

En tout cas, poursuit le courrier que l'homme, en séjour en France, adresse à ses compatriotes à la veille de la célébration de ce 59ème anniversaire de l'indépendance du Togo, "il est temps de changer la façon de gouverner notre nation. Aucune élection locale ne changera notre manière actuelle de penser et d'agir".

Voici l'intégralité de ce courrier...

Lettre patriote au peuple Togolaise

La constitution togolaise adoptée par Référendum le 27 Septembre 1992 prescrit dans son préambule que : « Nous, peuple togolais, nous plaçant sous la protection de Dieu », nous devons être conscient de la solidarité qui nous lie et être décidé pour bâtir un État de droit dans lequel les droits fondamentaux de l'homme, les libertés publiques et la dignité de la personne humaine doivent être garantis et protégés.

Pour nous, qui avions conçu puis adopté cette constitution au Haut Conseil de la République (HCR), avant sa soumission au peuple togolais, ce n'était pas une simple affirmation de ces principes mais une conviction profonde en ces valeurs d'humanité et de sociabilité.

Le Togo ne deviendra l'or de l'humanité que quand ses enfants seront unis et travailleront ensemble dans le respect mutuel, dans la la liberté et dans l'amour de la patrie. Dans ce monde changeant, il n'y a que Dieu qui ne change pas. Qu'importe comment chacun le nomme dans son dialecte ou le conçoit.

Étant né orphelin de père à ma naissance, ma vie et mes expériences m'ont permis de savoir qu'il n'y a qu'une vérité. C'est que Dieu est le père de nous tous. Il est le créateur, le principe de vie d'où émanent toutes choses. Aussi, en pensant à l'amour, la paix, l'harmonie, la joie, la bonne volonté, l'inspiration, la beauté, l'honnêteté, l'intégrité ou la justice, mon esprit ne se tourne que vers lui.

Ainsi, un jour dans ma jeunesse et en vacances au Ghana chez mon grand-père, au moment où je devrais sortir pour une importante visite, il avait commencé à pleuvoir abondamment. Je m'exclamai en disant : « quel mauvais temps ! » Mais mon oncle, qui attendait depuis des semaines pour aller planter ses tiges de manioc, s'écria gaiement : « Quelle bénédiction ! » et il remercia joyeusement Dieu. J'ai compris plus tard pourquoi nos deux réactions étaient si différentes.

Pourtant, après des années, j'ai trop souvent été blessé par des critiques malveillantes de nos compatriotes dont leur mauvaise foi ne se dispute qu'avec leur ignorance. Mais désormais, je sais que nous ne sommes que les expressions de nos croyances, de nos intérêts et de nos tares.

C'est pourquoi, ceux, qui sont corrompus, ont toujours cherché à faire croire que le défunt Président Eyadema me donnait de l'argent comme c'était le cas pour leurs parents et eux-mêmes. Les plus cyniques parmi eux continuent à me calomnier. Mais mon âme est en paix puisque le défunt Président m'avait consolé en m'offrant une bible qu'il avait achetée à Jérusalem.

Je sais donc maintenant que nous ne faisons que projeter notre état d'esprit et d'être sur les gens, les conditions et les événements. Nous regardons les autres à travers le contenu de notre imagerie mentale. Que Dieu aie pitié de ces compatriotes calomniateurs, sectaires, corrompus et violents. Qu'il daigne nous pardonner nos erreurs et nos crimes et qu'il nous aide à changer.

A mes compatriotes qui parlent de réconciliation, qu'ils sachent que le secret pour une vraie réconciliation est dans le vivre ensemble dans la justice sociale et dans l'équanimité. Elle n'est pas dans la distribution de quelques billets aux victimes ayant subies des violences ou des crimes dans leurs familles.

On reconnaît un arbre aux fruits qu'il produit. Sans la justice sociale et sans la fin des violences, des fraudes électorales et de la corruption, la paix ne peut régner dans les esprits et l'amour dans les cœurs. Ceux, qui jouent ce jeu malsain et font accepter au Président Faure Gnassingbé de les laisser prendre des milliards de FCFA dans les caisses de l'État pour se balader à en distribuer une partie, entraînent notre pays vers plus de souffrance, plus de misère et plus de ressentiment. Une vie humaine n'a pas de prix et l'exilé contraint ne pardonne jamais.

Ayons donc la conscience du Dieu immanent et demandons-lui miséricorde, tout en changeant nos comportements iniques. Sachons que nous sommes des mortels et que seule la vérité libère. Les différentes confessions chrétiennes et les autres religions, en désaccord entre elles au sujet de leurs dogmes et de leurs rites, ne peuvent pas nous affranchir. Mais la vérité y parviendra et nous libérera de nos absurdités, de nos inconsistances, de nos superstitions et de nos crimes.

Pour la célébration de cette 59è anniversaire de notre pseudo-indépendance, je vous invite à être pleins de foi et de confiance dans la bonté de Dieu, dans ses directives et dans son amour pour ses enfants. Nous aurons alors sa grâce et nous pourrons vivre en paix et dans la concorde dans notre patrie. Mais sachez que la foi n'a rien à voir avec les credo, les dogmes religieux, les rites traditionnels, les formulations, les cérémonies, les croyances doctrinales., etc. Au-delà de toutes les religions, il n'y a qu'un Dieu unique et une seule vérité. Tout change. Le changement constant est ainsi la base de toutes choses.

Il est temps de changer la façon de gouverner notre nation. Aucune élection locale ne changera notre manière actuelle de penser et d'agir. Le Premier ministre en place et le ministre de l'administration territoriale sont des thuriféraires du régime pervers et agonisant. Ils sont comme une sorte de thrombose dans le corps social. Comment peuvent-ils être porteurs de nouveauté quand ce sont eux qui ont supprimé les allocations de départ à la retraite des fonctionnaires et qui sont accusés des fraudes électorales lors des présidentielles de 2015 et des mascarades électorales de 2018 ? Il nous faut un nouveau gouvernement avec de nouveaux talents porteurs de nouvelles idées et d'une nouvelle vision. L'élite dirigeante du pays doit être renouvelée. Il ne suffira pas seulement de faire partir Mr Faure Gnassingbé.

Nous devons changer nos façons de penser , de croire et de faire la politique dans le pays. IL s'agira d'engager la réforme entière de notre société. Comme nos concitoyens qui faisaient venir hier des escrocs internationaux pour accorder des médailles de pacotilles au défunt Général Eyadema, nous devons mettre un terme aux agissements criminels des petites frappes, valets locaux de délinquants européens, qui viennent arnaquer le pays et le Président Faure Gnassingbé, en lui vendant des sommets sur la sécurité maritime ou sur un plan national de développement (PND). Comme la vache ne mange pas de la viande et que la chienne ne pond pas des œufs, ces entourloupes ne peuvent que ruiner notre pays, l'endetter davantage, aggraver la misère et provoquer plus de division, de violences et de déstabilisation.

Que Dieu Tout-Puissant nous inspire, nous aide et nous protège pour nous libérer de nos tares afin de pouvoir reconstruire notre nation dans l'ordre, la discipline et l'unité.

Fait à Paris ; le 22 Avril 2019

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