Madagascar: De deux pierres un coût

Le 20 décembre 2013, le second tour de l'élection présidentielle était jumelé avec les législatives. Bis repetita 5 ans et 5 mois après car les électeurs procèderont de nouveau à un double vote pour deux scrutins différents dont l'un est au niveau d'un district, et l'autre à l'échelle nationale.

De deux pierres un coût

En jumelant les législatives et le référendum constitutionnel, le régime fait d'une pierre deux coups. Mieux, il fait de deux pierres un coût. En effet, l'électeur aura à verser le 27 mai prochain, deux « vato » dans deux urnes distinctes. La première pour dire Oui ou Non à la révision de la Constitution ; la seconde, pour élire le ou les députés de sa circonscription. En somme, c'est le cas de le dire, le jumelage permettra aux caisses de l'Etat de faire l'économie d'une seconde consultation populaire directe. Les électeurs, surtout ceux des contrées enclavées, n'auront pas non plus à se rendre tout le temps aux urnes cette année. Pas de jamais deux sans trois pour le collège électoral qui aurait pu se déplacer tour à tour pour les législatives, le référendum et les communales en 2019. Gouvernants et gouvernés font de la politique d'austérité avec la tenue simultanée des deux scrutins le même jour.

Cela évitera également au pays et à la population d'être continuellement en période de propagande alors que le temps est à l'action et non plus au verbiage. C'est justement pour concrétiser les « velirano » faits durant la campagne électorale que le président de la République a pris l'initiative de la révision de la Constitution lors du conseil des ministres spécial du 19 avril dernier. La suppression du Sénat fait partie des engagements de l'ex-candidat numéro 13 qui entend affecter les dépenses allouées à la Chambre haute à des fins autrement plus utiles comme la construction d'infrastructures de base (routes, ponts, hôpitaux, barrages... ) et la mise en place de nouvelles universités pour les jeunes bacheliers qui se heurtent au système du « numerus clausus », quand ce n'est pas à la capacité d'accueil souvent limitée des établissements déjà existants. Une pierre d'achoppement qui influera sur les « vato » pour un Oui pour un Non.

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