Maroc - «si la jeunesse pense qu'elle est écartée, elle doit se battre », dixit Ibrahima Konaté, conseiller du chef de l'Etat

Le rôle et la place de la jeunesse africaine dans un continent en pleine mutation était au cœur du débat dans le Royaume chérifien au Maroc. C'était dans l'une des prestigieuses universités à SETTAT, du 17 au 20 avril 2019. Cette rencontre de trois jours, a permis aux étudiants d'aborder les questions liées à la jeunesse africaine avec les représentants du Chef de l'Etat guinéen, le professeur Alpha Condé, Ibrahima Konaté et Souleymane Kéita présent à ce forum.

Selon les organisateurs, l'objectif de la 22ème édition de ce forum est de faire comprendre à la jeunesse africaine ce qu'elle doit apporter comme pierre angulaire à l'édification de notre continent. Surtout l'implication de la jeunesse dans les instances de prise de décision.

Dans son intervention, le représentant du chef de l'Etat prof Alpha Condé, le conseiller à la présidence, Ibrahima Konaté, a tout d'abord appelé la jeunesse africaine à une prise de conscience.

«Il est important aujourd'hui d'attirer l'attention de la jeunesse sur un fait qui consiste aujourd'hui l'un des problèmes les plus sérieux de l'Afrique. Quand on termine des études, chacun veut qu'il soit employé par le gouvernement. Aujourd'hui, les différents gouvernements ne sont plus en mesure d'employer ce nombre.

C'est pourquoi, il est important de mettre un accent particulier sur l'esprit d'entrepreneuriat. Mais à ce niveau, il est important parce que si les jeunes créent des projets, il va falloir que nous les accompagnions. ils ont besoin des mesures d'accompagnement. Et, c'est là où le gouvernement doit intervenir pour leur permettre d'accéder aux financements pour pouvoir faire face à leurs projets et qu'on se dépasse de ce complexe de supériorité », souligne-t-il.

Sur la question de la migration, le jeune conseiller apporte une idée claire là-dessus. « Vous savez aller à la recherche du savoir partout dans le monde est normal. C'est là où j'ai parlé de la prise de conscience, aller étudier ailleurs n'est pas un problème même si vous prenez dans les temps immémoriaux les gens se déplaçaient des kilomètres et des kilomètres pour aller chercher le savoir. Mais après, il faut revenir pour servir son pays ».

D'enchérir les mêmes propos, le conseiller Ibrahima Konaté, ajoute ceci : «Regarder dans beaucoup de pays africains, le genre n'était respecté en terme d'éducation, ni en terme de poste à occuper dans les pays. Les femmes n'occupaient presque pas de postes de prise de décision, mais elles se sont battues, elles ont dénoncée. Aujourd'hui, si vous prenez mon pays que je connais, il y'a beaucoup de femmes qui sont dans les instances de prise de décision en Guinée. Et, dans beaucoup de pays en Afrique, aujourd'hui elles occupent une place importante dans la société », dit-il.

Avant de terminer son intervention, il a interpelé les jeunes à redoubler d'effort en vue de faire face aux problèmes du continent : « Si la jeunesse pense qu'elle est écartée, elle doit se battre pour son avenir. Et quand on se bat, on obtient ce qu'on veut obtenir. Mais quand nous-mêmes, nous croisons les bras et nous restons indifférents face aux problèmes auxquels notre continent est victime, alors un jour ces mêmes problèmes finiront par nous rattraper. Il faut une prise de conscience et attacher nos ceintures », a conclu le conférencier, Ibrahima Konaté.

Il faut noter que ce forum a pris fin par un tonnerre d'applaudissement envers le jeune conférencier, dont le public s'est fortement réjoui de la qualité des débats, mais aussi son éloquence. C'est comme pour dire que nos jeunes ont du talent qui, très malheureusement, sont relégués au second rang.

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