24 Avril 2019

Ile Maurice: Parlement - Résumé de la journée de travail de nos politiciens

La séance parlementaire du mardi 23 avril a été marquée par la Private Notice Question (PNQ) sur la baisse des arrivées touristiques. Par la suite, pendant la tranche de questions réservée aux ministres, l'attention était braquée sur les écoute téléphoniques et le projet Safe City. Les travaux étaient marqués par les sorties répétitifs de Maya Hanoomanjee contre les téléphones portables des politiciens.

PNQ: 16 500 sièges d'avion en moins sur Maurice de janvier à mars, révèle Gayan

Une fois de plus, le ministre du Tourisme a mis la mauvaise performance du tourisme sur le compte de l'accès aérien. C'était en réponse à la Private Notice Question (PNQ), hier, mardi 23 avril. Après une pluie de critiques en direction du transporteur national, Anil Gayan a chiffré la baisse de la capacité de transport aérien sur différents marchés émetteurs pour le premier trimestre de l'année.

Nous apprenons ainsi que Maurice a compté pendant cette période 24 vols en moins équivalant à 7 200 sièges en moins sur la Chine. Puis, 17 vols en moins sur l'Inde, ce qui correspond à 5 100 sièges en moins et 13 vols soit 4 200 sièges en moins sur le Royaume- Uni. Ce qui, après calcul, totalise 16 500 sièges. «Je dois souligner que la connectivité aérienne est essentielle à la croissance du tourisme étant donné que l'île Maurice est une destination long-courrier, avec 99 % du nombre total de touristes arrivant par avion», a fait valoir Anil Gayan.

De son côté, Xavier-Luc Duval insistera plusieurs fois sur le fait qu'en critiquant la politique de l'accès aérien, Anil Gayan est en train de critiquer le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et de faire passer celui-ci pour un «fool». Ce à quoi le ministre du Tourisme a préféré ne pas «stand that low to reply». On apprendra par ailleurs que le ministre aura une réunion avec la direction d'Air Mauritius ce vendredi.

Malgré les nombreuses tentatives du leader de l'opposition pour brosser un tableau sombre et dramatique de la situation, «la pire que le pays a connue depuis ces dix dernières années» y compris, avec un document sur les réservations en baisse dans les hôtels, en main, le ministre du Tourisme est resté stoïque et a maintenu que le tourisme n'est pas en crise. «Bien sûr, certains marchés sont en baisse mais c'est loin de dire que le tourisme est en chute libre», a déclaré Anil Gayan.

Le ministre a, par ailleurs, contesté les chiffres de Xavier-Luc Duval. Il dira que les arrivées en mars 2019 ont enregistré une baisse de 4,5 % par rapport à la même période en 2018 et non de 8,7 % comme l'a fait valoir le leader de l'opposition. Ou encore que les arrivées de touristes pour le premier trimestre de 2019 ont diminué de 1,2 % et non de 4,5 %.

Questions Parlementaires

Dangerous Drugs Act: aucun téléphone sous écoute

Depuis que la Dangerous Drug Act est entrée en vigueur, aucun téléphone n'a été mis sur écoute ni des comptes bancaires sous surveillance, dans le cadre des enquêtes menées par rapport aux délits liés à la drogue. C'est ce qu'a indiqué le Premier ministre qui assure l'intérim au ministère de la Défense en l'absence de sir Anerood Jugnauth. Pourquoi ? À cette question supplémentaire du député mauve Reza Uteem, Pravind Jugnauth devait répondre que «lorsque le besoin se fera sentir, le commissaire de police va le faire». Selon le chef du gouvernement, mettre des téléphones sur écoute relève d'une question sensible. Il privilégie plutôt des collaborations plus étroites avec les différentes unités de la police afin d'être plus efficace. D'assurer que tous les instruments légaux à la disposition de la police seront utilisés. «Ce n'est pas approprié de ma part de divulguer le type de monitoring qui se fait. Mais tout le monde voit le nombre de saisies qui se font régulièrement à la douane, l'aéroport et autour de l'île», a-t-il dit.

Abandon scolaire: 900 jeunes de moins de 16 ans recensés en 2017

929. C'est le nombre de jeunes qui ont quitté l'école avant l'âge de 16 ans, en 2017. Le ministère de l'Éducation relève ce même chiffre pour 2018. C'est ce qu'a indiqué Leela Devi Dookun-Luchoomun. «Parmi eux, certains ont opté pour des cours techniques dans des institutions privées ou publiques alors que d'autres se sont tournés vers des écoles dirigées par des organisations non gouvernementales.»

Quant à la filière pré-vocationnelle (NdlR, maintenant l'extended programme), le taux d'abandon scolaire tournait autour de 10,5 % en 2017. «Depuis qu'on a introduit l'extended programme et un système pour veiller à la présence, il a été trouvé que des 3 600 élèves inscrits, seuls dix ne s'y présentaient pas», a déclaré la ministre de l'Éducation. Parmi les raisons qu'elle cite pour expliquer ces absences : les problèmes de santé, les handicaps sévères nécessitant des soins spéciaux, des raisons familiales et, plus rarement, l'émigration.

Projet Safe City: Mauritius Telecom appelée à être plus prudente

De janvier 2017 à ce jour, 150 cas d'abus sexuel ont été perpétrés sur des enfants. C'est la réponse de Fazila Jeewa-Daureeawoo, la ministre de l'Égalité des genres, du développement de l'enfant et du bien-être familial, à la suite d'une question d'Aurore Perraud. Parmi ces cas, il y a eu 126 arrestations.

La ministre a rappelé que la police a également initié une enquête sur 81 cas rapportés à son ministère. Toutes les victimes, dit-elle, ont bénéficié d'un soutien. Toujours dans sa réponse, Fazila Jeewa-Daureeawoo a rappelé que la plupart des agresseurs sont des parents ou vivent dans l'entourage de l'enfant. À une question de Veda Baloomoody concernant les situations où la victime et l'accusé vivent sous le même toit, elle a précisé que son ministère place l'enfant dans un abri.

Abus sexuels: 150 cas répertoriés sur des enfants

De janvier 2017 à ce jour, 150 cas d'abus sexuel ont été perpétrés sur des enfants. C'est la réponse de Fazila Jeewa-Daureeawoo, la ministre de l'Égalité des genres, du développement de l'enfant et du bien-être familial, à la suite d'une question d'Aurore Perraud. Parmi ces cas, il y a eu 126 arrestations.

La ministre a rappelé que la police a également initié une enquête sur 81 cas rapportés à son ministère. Toutes les victimes, dit-elle, ont bénéficié d'un soutien. Toujours dans sa réponse, Fazila Jeewa-Daureeawoo a rappelé que la plupart des agresseurs sont des parents ou vivent dans l'entourage de l'enfant. À une question de Veda Baloomoody concernant les situations où la victime et l'accusé vivent sous le même toit, elle a précisé que son ministère place l'enfant dans un abri.

Abris: la formation des soignants du privé sera réglementée

Des règlements sont en cours concernant la formation des soignants (carers). C'est ce qu'a déclaré Fazila Jeewa-Daureeawoo à une question supplémentaire d'Aurore Perraud qui l'interrogeait au sujet de la formation des soignants des abris. «Ceux qui travaillent au sein des abris gérés par le ministère bénéficient d'une formation. Par contre, les organisations non gouvernementales qui gèrent des abris sont indépendantes. Mais je ne suis pas satisfaite par rapport à cette situation. En l'absence de règlements, on ne peut savoir si ces ONG suivent les recommandations que nous avons mises en place», a indiqué la vice-Première ministre et ministre de l'Egalité des genres, du développement de l'enfant et du bien-être familial.

D'ajouter que depuis 2017, 80 enfants vivant dans des abris ont pu regagner le toit familial dans le cadre du back to home programme. Par ailleurs, Fazila Jeewa-Daureeawoo a fait ressortir que le ministère se sert des centres sociaux et communautaires afin de faciliter la rencontre entre les parents et leurs enfants.

Ile Maurice

Proches du pouvoir - Les gros salaires

Ils sont les proches collaborateurs du clan Jugnauth. Certains siègent sur le conseil d'administration d'un ou de… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Express

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.