Togo: En Aucun Cas et alliés tendent la perche aux militants et responsables de partis politiques et autres OSC

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Marché le 27 Avril 2019, au même moment où se tient le défilé civil et militaire à Lomé. C'est le pari du mouvement En Aucun Cas et ses partenaires qui ont pour noms, la LTDE, le MMLK...

Et pour cette manifestation et en attendant quelque avis de l'autorité, les initiateurs qui entendent dénoncer "les restrictions des libertés d'expression, les interdictions fantaisistes, hasardeuses et systématiques de manifester, les interprétations volontairement erronées des textes qui encadrent les libertés de réunion, d'associations et de manifestations, les déploiements des militaires et unités spéciales de la gendarmerie lors des manifestations publiques, l'arrestation et la détention arbitraire des militants et responsables de la société civile et des partis politiques, la condamnation d'inoffensifs manifestants, qui parfois même sont des filles à de lourdes peines d'emprisonnement, les expéditions punitives organisées en marge des manifestations publiques, l'arrestation des militants et responsables du PNP", tendent la main à toutes les forces vives.

Voici le message de ce mouvement à l'endroit des partis politiques et des OSC.....

MOUVEMENT EN AUCUN CAS

(Membred'AFRIKKI)

Contact(s) :(+228)92060925/99930496

Email:mouvementenaucucas@gmail.com

Lomé, le 23 avril 2019

Aux militants et responsables de l'ANC, du PNP, de la Coalition de l'opposition, du Parti des Togolais, du Togo Autrement, du CAR, du Front citoyen TOGO DEBOUT, des Forces Vives, du Mouvement Patriotes Togolais, du Mouvement Sentinelles de la République, de la STT, du FDP, du MJS, du Mouvement NUBUEKE, de la LCT, de la LTDH, de ACAT, du MAET, de la LTDE, du MEET, de L'ASET, de la SEET, et de Amnesty International-Togo.

Objet:Invitation à la manifestation du 27 avril.

Chers Partenaires,

Notre pays va mal. Très mal. La dictature gagne du terrain et s'emploie à supprimer le peu de droits et de libertés qui nous restent. Des compatriotes sont fréquemment assassinés et torturés sans que les auteurs de ces crimes crapuleux soient inquiétés.Les leaders politiques et syndicaux, les activistes et défenseurs des droits de l'homme sont constamment persécutés et parfois contraints à un exil douloureux, pénible et involontaire. Les voix dissonantes qui osent protester contre ces méthodes brutales et barbares sont arrêtés, humiliés et jetés en prison. La justice qui devrait être le rempart contre l'arbitraire est devenu le bras armé de la dictature.

En un mot, nous sommes rentrés dans un État de non-droit.

Les restrictions des libertés d'expression, les interdictions fantaisistes, hasardeuses et systématiques de manifester, les interprétations volontairement erronées des textes qui encadrent les libertés de réunion, d'associations et de manifestations, les déploiements des militaires et unités spéciales de la gendarmerie lors des manifestations publiques, l'arrestation et la détention arbitraire des militants et responsables de la société civile et des partis politiques, la condamnation d'inoffensifs manifestants, qui parfois même sont des filles à de lourdes peines d'emprisonnement, les expéditions punitives organisées en marge des manifestations publiques, l'arrestation des militants et responsables du PNP la semaine précédente, suite aux manifestations du 13 Avril en sont révélateurs.

Nous pensons à juste titre que si rien n'est fait pour sauver les meubles déjà pourrissants, nous risquons de retourner aux années EYADEMA avec des méthodes beaucoup plus brutales et plus autocratiques.

Ne rien faire pour ôter cet épée de Damoclès qui plane sur la tête de tous ou rester indifférent à cette situation, c'est être complice du pourrissement de la situation actuelle et apporter indirectement sa caution à l'arbitraire et à la dictature.

C'est pourquoi le Mouvement EN AUCUN CAS, conscient de la gravité de la situation et du danger qui nous guette appelle, ensemble avec plusieurs autres organisations de la société civile les forces du changement à une manifestation le 27 avril 2019 pour protester contre les restrictions et violations des droits de l'homme et des libertés fondamentales au Togo, défendre les acquis démocratiques de la conférence nationale souveraine et des harassantes luttes menées depuis 1990, demander la libération des détenus politiques, exiger la mise en oeuvre des réformes et demander au Chef de l'État à renoncer à briguer à un 4ème mandat.

Aussi, venons-nous, par la présente vous inviter sollenement à cette manifestation citoyenne afin qu'ensemble nous puissions dire STOP, PLUS JAMAIS ÇA.

Ci-joint, les itinéraires : Rond point GAKPOTO-Marché de Bè-Boulevard Félix Houphouet Boigny-Deckon-Fréau Jardin.

D'ores et déjà, nous vous félicitons pour votre immense contribution à l'avènement de la

démocratie au Togo et pour votre engagement à oeuvrer pour l'aboutissement heureux des légitimes revendications du peuple Togolais.

Veuillez recevoir, l'expression de nos salutations militantes et patriotiques.

Le Comité Exécutif

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