22 Avril 2019

Cameroun: Pâques - Sous le signe de la paix

C'est le message porté hier en la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires par Mgr Jean Mbarga, archevêque métropolitain de Yaoundé à tous les chrétiens.

«La paix soit avec vous ». C'est en ces termes que le célébrant, Mgr Jean Mbarga, archevêque métropolitain de Yaoundé, a débuté son ho mélie hier en la cathédrale NotreDame-des-Victoires. La dizaine de prêtres autour de l'autel hier est venue magnifier la royauté du Christ.

Devant une immense assemblée venue célébrer la victoire de la résurrection sur la mort, l'archevêque a voulu commémorer l'apparition de Jésus-Christ au milieu de ses apôtres. Cette paix, selon l'archevêque métropolitain, devrait se répandre dans les cœurs de tous les chrétiens et dans le monde. « La paix entre nous ».

C'est également avec cette expression que Mgr Jean Mbarga a poursuivi son homélie. Celle-ci devrait être une priorité pour tout chrétien. C'est donc sans complaisance qu'il a dénoncé les violences et les fauteurs de troubles qui déstabilisent le Cameroun. Il a demandé que la paix revienne, afin que tous les Camerounais regardent ensemble vers le futur.

« Nous pensons que ça suffit avec les problèmes de guerre et de conflits. Le Camerounais ordinaire veut la paix et nous voulons que les pays du monde entier le sachent. Nous croyons fondamentalement à la paix au Cameroun, au-delà de toute activité qu'elle soit politique, économique et autres. Si nous avons la paix, nous avons tout », a-t-il assuré.

Il a ensuite exhorté toutes les parties en conflit à cesser le feu et à prôner le dialogue. « Que tout le monde remette ses épées dans les fourreaux. Que se taisent les armes. Et qu'on entreprenne les discussions, les débats, les procès, pourvu que tout soit ramené au verbe. La palabre africaine signifie la réduction du conflit à la parole ».

Pour le prélat, en temps de conflit, il est nécessaire de se retourner vers le Christ. Afin de consolider cette paix, l'archevêque métropolitain a demandé à ce que tout soit réparti de façon équitable. « Comme on dit chez nous, le chien a mordu parce qu'il avait faim. Si tous les Camerounais mangent, ils ne vont mordre personne. Que le bien qui existe déjà soit redistribué et qu'on veille au bien des populations », a conclu Mgr Jean Mbarga.

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