24 Avril 2019

Madagascar: Pétanque / Cas de Béryl Razafindrainony - Le président Azema brise le silence

Devant les accusations de ce que le président de la Fédération internationale qualifie désormais « d'ancien président de la FMP » en parlant de Béryl Razafindrainiony, Claude Azema nous fait parvenir par courrier un document accablant expliquant de long en large les faits reprochés à lui et à Jean Luc Razafindrabe.

Azema ne nie pas avoir collaboré et sans regrets avec ce dernier au cours de l'organisation du Mondial à Tana mais il n'est nullement de mèche avec lui car selon les documents en sa possession, Jean Luc Razafindrabe est le principal artisan de l'exploitation des joueurs en utilisant certains partenaires.

Plus de changement de liste. Ce qui l'a manifestement obligé à sortir de son silence, c'est d'avoir vu récemment Béryl Razafindrainiony aux côtés de son remplaçant Dada Robinson lors d'une conférence de presse alors qu'il lui a même ordonné de se mettre à l'écart afin de ne pas pénaliser la pétanque malgache dans son ensemble.

Le président Azema a aussi fait savoir dans ce courrier qu'il a facilité la venue des boulistes malgaches au championnat d'Afrique de Tunis émaillé d'un incident malheureux à la suite d'un comportement des dirigeants malgaches mais il va aussi aider les joueurs malgaches à venir aux championnats du monde à Almeria mais à une seule condition : celle de maintenir la liste telle qu'elle est ,et que les joueurs inscrits ne sont pas remplaçables « afin d'éviter une nouvelle manipulation pour y faire participer d'autres ».

Une précision qui fait suite à la décision d'avoir écarté Tsiory, la championne de Madagascar en double mixte dont on disait qu'elle n'a pas eu son visa à la suite d'un dossier incomplet.

Sans Tsiory. Ce qui va pénaliser tout le monde car sans Tsiory, il n'y aura pas de représentants malgaches au sommet en double mixte, en croire cette lettre de la fédération internationale.

Répondant à cette accusation d'être anti-Malgache, Claude Azema rappelait au passage qu'il a avancé les 4000 euros que réclamaient les Chinois à l'endroit de la délégation malgache qui est restée plus que de raison à Shangaï. Il a été remboursé par la suite mais après avoir saisi le Comité Olympique et le ministre des Sports malgache de l'époque.

Pour revenir au Congrès d'Almeria du 1er mai, le président de la FIPJP précise qu'il s'agit de la suite à donner à des plaintes lors du congrès national de la fédération française. Selon lui, Béryl Razafindrainiony devra répondre des accusations de malversations financières, concussions et exploitation des joueurs et ce en sus des soupçons de corruption passive pesant sur lui et d'autres dirigeants au niveau de la FIPJP.

De toute évidence, « l'ancien président » aura du mal à sortir indemne de ce conseil de discipline surtout qu'en marge, Claude Azema évoquera aussi la délivrance des licences parfois de deux types et de la transgression de règles internationales notamment sur les transferts.

Un vrai coup dur pour celui qui, selon toujours Azema, bénéficie d'une aide complice au niveau du ministère des Sports à Madagascar.

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