24 Avril 2019

Sénégal: Commercialisation de peaux et os de lions - Un homme arrêté et incarcéré au commissariat central de Dakar

Les agents de la Direction des Parc nationaux, appuyés par les éléments de la Sûreté Urbaine de Dakar et de Eagle Sénégal, «ont interpellé à Colobane un présumé trafiquant de grands félins en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de trois (3) peaux de têtes de lions mâles et femelles», informe un communiqué.

L'homme arrêté hier, mardi 23 avril 2019, disposait par devers lui «de nombreux os de lions très prisés et recherchés dans le commerce illégal de médecine traditionnelle chinoise et africaine, ainsi que des pieds d'orychterope, vautours de ruppel, oryx algazelle, des espèces en danger critique d'extinction au Sénégal et toutes annexées à la CITES ainsi que d'autres animaux intégralement et/ou partiellement protégés». Le prévenu est actuellement entendu dans les locaux du Commissariat central de Dakar.

«Espérons que la gravité des faits qui lui sont reprochés le mènera à des peines d'emprisonnement et amendes exemplaires pour tous ceux qui s'activent et trafiquent impunément la grande faune protégée du Sénégal oriental», conformément aux lois qui régissent le commerce illégal de faune au Sénégal, souhaite la source. Et de rappelant que cette interpellation intervient quelques jours seulement après la saisie de 3 peaux de léopards à Kédougou par les agents des Parcs nationaux.

En effet, note la source, Kédougou et sa grande région, par ses frontières avec la Guinée Conakry, la Guinée Bissau et le Mali, «sont un haut lieu connu de trafic de faune transfrontalier et transnational. Le Sénégal oriental, par son Parc national du Niokolo Koba, compte encore parmi ses joyaux au patrimoine naturel national, une grande faune des plus prestigieuse en Afrique, avec la présence bien établie de léopards, mais aussi de lions, d'hippopotames, d'éléphants, de chimpanzés et bien d'autres espèces moins connues du grand public mais tout aussi présentes, discrètes et fragiles».

Et le texte de souligner que tous ces animaux sauvages et intégralement protégés au Sénégal par le Code de la chasse et de la faune, mais aussi par la Convention de Washington régissant leur commerce International, «sont gravement menacés de disparition ou d'extinction totale de l'espèce si leur abattage et commercialisation illégaux ne sont pas rigoureusement contrôlés et sévèrement sanctionnés».

D'ailleurs, pour mémoire, l'Onu cite que le braconnage et le trafic d'espèces sauvages ont un impact dévastateur sur les communautés, sur l'environnement et sur la sécurité; que les braconniers et les autres criminels conduisent de nombreuses espèces au bord de l'extinction à travers le monde; que les criminels sont en train de détruire les moyens de subsistance locaux, bouleversant les écosystèmes fragiles et entravant le développement social et économique ; qu'ils alimentent la violence et la corruption, et nuisent à l'état de droit, conclut le document.

Sénégal

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