Sénégal: Introduction du vaccin contre le cancer du col de l'utérus à Diourbel - Un taux de 40% noté

Lancé le 31 octobre dernier à Dakar, le vaccin contre le cancer du col de l'utérus n'a démarré dans la région de Diourbel qu'au mois de mars. Si à Touba près de 700 filles âgées de 9 ans ont été enrôlées, dans la région de Diourbel, le taux de pénétration est à 40%, selon la région médicale. Des informations données hier, mardi 23 avril, lors de la visite de presse dans la zone organisée par Speack Up Africa, en collaboration avec le ministère de la santé et de l'action sociale, dans le cadre de la semaine africaine de la vaccination qui démarre ce mercredi.

Concernant le vaccin contre le cancer du col de l'utérus, pour les filles âgées de 9 ans, le démarrage dans la région de Diourbel s'est fait timidement au mois mars. Selon les acteurs de la région médicale de la localité, c'était en période de grève des acteurs de la santé. « Sur quatre districts, seul celui de Touba n'a pas observé la grève. Mais, avec le retour à la normale, les professionnels de santé se sont appropriés la mise en œuvre du vaccin et des stratégies sont en train d'être exécuter pour se rattraper», a déclaré Mame Bousso Amar, responsable du bureau information éducation de la santé. Et de renseigner que pour la région de Diourbel, le taux de vaccination contre le cancer du col de l'utérus est à 40%.

Pour ce qui concerne la localité de Touba, l'adjoint au médecin-chef, Mbacké Sylla, a fait savoir, que près de 700 filles ont été enrôlées. «Pour le recrutement des filles, le début était difficile mais, maintenant ça va. Nous avons commencé les travaux dans 23 postes de santé sur les 28 que compte le district. Pour cela, 700 filles de 9 ans ont été vaccinées contre le cancer du col de l'utérus. Il n'y a pas de crainte par rapport à l'introduction de ce nouveau vaccin, sinon des surprises agréables concernant le taux de recrutement qui est très élevé». Revenant sur le message, le docteur Macké Sylla a soutenu : « il est bien perçu avec l'adhésion de la population».

Toutefois, le médecin estime qu'il y a encore du chemin à faire pour trouver les autres filles restantes. A cela, docteur Sylla a déclaré : « nous allons continuer à recruter de jeunes filles pour pouvoir évaluer l'impact de la mortalité, les années à venir. Ce qui reste maintenant, c'est la sensibilisation. Il va falloir maintenant orienter les enseignants au niveau des écoles par rapport à la vaccination. Comme toutes les filles de moins de 9 ans sont dans les écoles coraniques et l'élémentaire, les autorités sanitaires comptent travailler dans ce sens avec les enseignants pour avoir la cible entière». Au niveau des interventions communautaires, Tabara Pouye, bajenu Gox, «c'est ma petite fille qui a bénéficié de ce vaccin. Nous croyons fortement à ce vaccin qui lutte contre le cancer du col de l'utérus. Et les résultats sont visibles».

Pour rappel, ledit vaccin a été introduit dans le calendrier vaccinal de routine et se fait en deux doses par intervalle de six mois.

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