Gabon: Santé d'Ali Bongo - La course vers une présidentielle imminente ?

Absent de la scène publique une nouvelle fois, Ali Bongo Ondimba n'a plus été vu depuis mars dernier. Alors que le gouvernement continue d'entretenir l'opacité sur l'état de santé réel de l'actuel président gabonais, les acteurs politiques se bougent.

Certes, rien n'a changé pour le moment sur la scène politique gabonaise, mais certains acteurs semblent avoir une certitude en scrutant l'horizon, celle de l'organisation d'une probable élection présidentielle. Certains affichent une attitude qui laissent croire qu'un imminent scrutin pointe à l'horizon.

Ces dernières semaines, le camp Jean Ping multiplie les sorties. Récemment, la coalition qui le soutien depuis 2016 a bombé ses muscles pour montrer au public qu'il y a eu des mésententes en son sein mais l'ancien président de la Commission de l'Union africaine n'est pas isolé. Il a toujours le soutien du parti d'Alexandre Barro Chambrier et de celui de Zacharie Myboto. Jean Ping semble déployer actuellement son arme fatale, le contact direct avec les populations. Il visite des villages des zones reculées.

Guy Nzouba Ndama, leader du parti Les Démocrates, a clairement affiché son ambition d'être aux commandes du pays. Depuis le 14 mars, il est au centre d'une nouvelle organisation, la Coalition démocratique de l'opposition. Une alliance regroupant environ six partis sans grande influence. En 2016, il avait retiré sa candidature pour soutenir Jean Ping.

Du côté du pouvoir, les multiples mouvements de Brice Laccruche Alliangha, le directeur de cabinet de la présidence, ne sont pas bien perçus dans la sphère décisionnelle. Certains hiérarques du Parti démocratique gabonais (PDG) l'indexe dans l'ombre. Il est reproché au patron de l'AJEV de se faire un peu trop voir.

La semaine dernière, Paul Biyoghe Mba, ancien premier ministre d'Ali Bongo, a attiré les projecteurs sur lui. Il a annoncé son intention de s'occuper du bien-être des populations ainsi que de la valorisation des métiers de la mer, à travers deux ONG dont il est le fondateur. Oublié par son parti le PDG lors des dernières élections dans le pays, il est soupçonné, depuis 2009, d'avoir une ambition présidentielle.

Au sein de la population, « la vacance de pouvoir » qui se murmurait encore en octobre 2018, résonne de plus en plus comme un lourd écho. Sur les plateformes d'expression libre comme les réseaux sociaux et certaines émissions interactives, des gabonais se demandent où se trouve leur Chef d'Etat. D'autres citoyens, plus exigeants, souhaitent que la vacance du pouvoir soit déclarée.

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