24 Avril 2019

Congo-Kinshasa: 4ème table ronde provinciale sur le leadership féminin - Les femmes vivant avec handicap lancent un cri d'alarme !

"La nécessité de la participation politique des femmes vivant avec handicap pour la représentativité dans les instances de prise des décisions nationales, provinciales et locales", tel est le thème développé par le département des femmes vivant avec handicap de la Fédération nationale des associations des personnes vivant avec handicap (FENAPHACO) hier, mercredi 24 avril 2019, à la paroisse Notre Dame d'Afrique située dans la Commune de Lemba. Cette activité a été organisée en marge de la 4ème table ronde provinciale sur le leadership féminin et la participation politique des femmes vivant avec handicap dudit département des femmes de la FENAPHACO.

En effet, c'est avec l'appui technique et financier de l'ONG NED, Word Movement for Democracy et ODR que cette activité de grande envergure a été organisée sous la férule de Mme Kabibi, présidente dudit département des femmes vivant avec handicap.

Cette rencontre des femmes vivant avec handicap a permis à celles-ci de peaufiner des stratégies pour leur intégration dans les institutions de prise des décisions qui, du reste, peut être une occasion pour promouvoir le respect de leurs droits tels que voulu dans différents instruments juridiques tant nationaux qu'internationaux.

Invitée à cette occasion, Mme Juliana Lumumba a endoctriné l'assistance sur les notions de participation politique effective sans sous-estimation.

Au fond, les femmes vivant avec handicap ont été exhortées à ne pas se sous-estimer. Mais, à miser sur leurs capacités intellectuelles en vue de concrétiser le slogan : «personne vivant avec handicap, lève-toi, prend ton destin et marche».

C'est dire qu'elles doivent lever les barrières liées à leur handicap physique. C'est la raison pour laquelle, Mme Kabibi, présidente du département des femmes vivant avec handicap a encouragé ses semblables à participer activement à la politique afin de se hisser aux instances de prise des décisions. Ainsi, les personnes vivant handicap pourront, sans ambages, se prendre en charge afin de plaider leurs causes seuls. Cela pour donner sens à la maxime : "Tout ce qui se fait pour nous, sans nous, est contre nous".

Il était également question de l'autonomisation des femmes vivant avec handicap. Ceci, afin de les encourager à se prendre en charge et bannir la mendicité combien décriée par leurs leaders. D'où, elles ont été exhortées à s'intéresser à des formations des métiers. C'est dans ce cadre que Mme Juliana Lumumba a focalisé son intervention sur la formation des femmes vivant avec handicap. Car, souligne-t-elle, la formation (éducation) est le socle du développement du pays.

Et, pour participer aux instances de prise des décisions, il faut, insiste-t-elle, être bien outillé intellectuellement. Mais, il convient de souligner qu'il existe certaines femmes vivant avec handicap qui sont très intelligentes que les femmes valides. A cela, Mme Juliana Lumumba a, en âme et consciente et sur demande des femmes vivant avec handicap, accepté d'être leur Ambassadrice.

"Je prends l'engagement d'accompagner les femmes vivant avec handicap dans leur combat de participer activement sur la scène politique et le respect de leurs droits. Sur ce, je serai leur porte-parole partout", a laissé entendre la fille de Patrice- Emery Lumumba, Juliana Lumumba.

Situation catastrophique

Il convient de rappeler ici que la situation des femmes vivant avec handicap de la République démocratique du Congo est catastrophique. Elles sont confrontées à diverses barrières dans différents domaines notamment, dans la santé ( il y a eu plusieurs cas des décès suite à des complications pendant les accouchements, dues aux négligences du personnel soignant et 89% d'elles n'accèdent pas aux soins de santé de qualité) ; l'éducation (91% des femmes et jeunes filles avec handicap sont non scolarisées) ; la politique (leur participation est de 1,2% seulement) ; l'emploi (96% sont sans emploi et 6,9 millions vivent dans la pauvreté la plus extrême en RDC) ; les violences sexuelles (63% sont victimes de violences).

Nonobstant ce tableau très sombre, le Coordonateur national de la FENAPHACO, Me Pindu-di-Lusanga Patrick ne dort pas paisiblement sur ses oreillers. Il ne cesse de hausser le ton pour dénoncer toutes les bavures à l'égard des femmes vivant avec handicap. D'où, estime-t-on du côté de la FENAPHACO, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi a intérêt à nommer certaines personnes vivant avec handicap, si pas dans le gouvernement à vernir, mais, dans certaines instances de prise des décisions.

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