Congo-Brazzaville: Forces armées congolaises - Contrôle des militaires payés dans des banques

La direction générale de l'administration et des finances (Dgaf) du ministère de la Défense nationale a lancé, le 23 avril, un contrôle des militaires, de façon générale, et des gendarmes qui ont leurs soldes logés dans les banques. Cette opération, qui s'étendra jusqu'à novembre prochain, concerne tous les officiers supérieurs, officiers subalternes, sous-officiers supérieurs et les hommes de rang.

Dans la poursuite du processus enclenché depuis 2012 sous l'impulsion du chef de l'Etat, Denis Sassou N'Guesso, pour assainir le fichier de la Fonction publique et réduire la masse salariale, le ministère de la Défense nationale, à travers la Dgaf, a lancé le contrôle des militaires et gendarmes dont les salaires sont logés dans différentes banques de la place.

Il s'agit d'identifier les avancements fantaisistes, les militaires et gendarmes percevant doublement le salaire et les agents fantômes payés mensuellement alors qu'ils vivent à l'étranger, par exemple. Des pratiques que la Dgaf, en particulier, et la Fonction publique, en général, se donnent l'ambition d'en rayer afin de disposer d'un fichier assaini et fiable.

Militaires et gendarmes, tous grades confondus, sont appelés à présenter leurs actes de carrière, à savoir les justificatifs de recrutement, d'intégration, d'avancement, de détachement et de disponibilité. En outre, la justification des primes qu'ils perçoivent est aussi prévue dans cette opération.

Pour le directeur général de la Dgaf, commissaire en chef de 1ère classe, Yves Alain Eugène Aignan Mpara, il s'agit de la deuxième phase pratique de cette opération commencée en 2018 avec ceux qui perçoivent leurs soldes en espèces, autrement dit « au pied du manguier », selon le terme militaire approprié, c'est-à-dire les numéraires.

Yves Alain Eugène Aignan Mpara a précisé: « Nous avons annoncé ce contrôle depuis un peu plus d'un mois. Nous allons étape par étape ; banque par banque. Depuis hier, on a commencé par la banque UBA qui certainement abrite un peu moins de militaires que les autres pour un effectif, selon le fichier qu'on a tiré de la solde, de mille deux cent vingt-quatre militaires et gendarmes, dont les soldes sont logés dans les différentes agences d'UBA ».

Interrogé par la presse, le capitaine Jean Nzila Mbongo a déclaré : « Ils sont très sévères, très stricts. Quand quelqu'un perçoit réellement une prime, il faut que cela coïncide avec ses notes d'engagement ».

Signalons que cette opération, commencée à Brazzaville, se poursuivra dans tous les départements du pays. Les pièces demandées sont les documents administratifs émis régulièrement par les chefs de corps, de service et d'unité qui servent pour ce contrôle, à savoir l'attestation de présence au corps ; la décision d'engagement, le décret, l'arrêté ou l'ordre général de nomination au grade ; la note qui nomme à certaines fonctions ; les notes qui donnent accès à certaines indices, échelles et grades, etc.

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