25 Avril 2019

Sénégal: Qualification des jeunes analphabètes, non scolarises et déscolarisés - COSYDEP et UNESCO font le point

178 initiatives destinées aux enfants dans le Sénégal mises en œuvre par des organisations de la société civile (Osc) : c'est le résultat provisoire d'une étude menée par la Cosydep et l'Unesco sur la Cartographie des principales initiatives et bonnes pratiques en faveur de la qualification les jeunes analphabètes, non scolarisés et déscolarisés du Sénégal. Toutefois, l'étude fait savoir que les offres de formation sont en décalage avec les grandes orientations de la lettre de politique sectorielle du secteur.

Illusoire de parler d'émergence à l'heure où la population sénégalaise est composée de 54,6% d'analphabètes.

La matérialisation de l'Axe 2, notamment le capital humain tendant à doter de compétences techniques et professionnelles à tout sénégalais semble se heurter à un environnement favorisant l'échec plutôt que la réussite.

Il faut, souligne le président du conseil d'administration de la coalition des organisations en synergie pour la défense de l'éducation publique (Cosydep), dégager ces idées perçues, comme quoi que la formation professionnelle est une école de seconde chance.

Selon Moussa Mbaye, il est question de changer de paradigmes et de représentation sur une base «scientifique».

En effet, la Cosydep s'est intéressée sur la Cartographie des principales initiatives et bonnes pratiques en faveur de la qualification des jeunes analphabètes, non scolarisés et déscolarisés du Sénégal, après son étude relevant 1,5 million d'enfants et jeunes hors école.

Un atelier de validation du rapport a été organisé hier, mercredi 24 avril, pour orienter les résultats jusqu'ici obtenus et dégager de fortes recommandations. L'étude a relevé 178 initiatives destinées aux enfants dans le Sénégal.

Les comandataires soulignent que certaines d'entre elles sont en décalage avec les grandes orientations de la lettre de politique sectorielle de l'éducation et de la formation de 2012. L'étude invite les acteurs à corréler les efforts aux exigences des politiques publiques.

La formation professionnelle telle que dans la pratique ne fournit pas des offres donnant plus de possibilité aux gens sur l'insertion, même si les jeunes réussissent à la certification.

La faiblesse sur l'accès à tous à la formation des jeunes réside aussi, selon l'étude, sur la faible implication des banques dans le financement de l'éducation.

Cette situation plonge les jeunes analphabètes dans le désespoir, installant une menace, un fardeau, une proie facile, manipulable, poreuse et mobilisable jusque dans des entreprises des plus sordides, selon Tidiane Sall.

Pour l'administrateur national de Programme du bureau multisectoriel de l'Unesco pour l'Afrique de l'Ouest (Sahel), il urge «d'inverser ces tendances qui peuvent rendre pessimistes par rapport aux retombées attendues du dividende démographique en réfléchissant sur des offres de formation, d'apprentissage pour une qualification et qui donnent la «possibilité (aux jeunes) d'actualiser leurs compétences régulièrement, par le biais de l'apprentissage tout au long de la vie». Non sans signaler qu'il existe «des pratiques réussies de qualification des jeunes au Sénégal ».

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