Sénégal: Semaine africaine de la vaccination - Mbacké depasse les objectifs nationaux

La vaccination des nourrissons et des enfants demeure un acquis dans le département de Mbacké. Selon les autorités sanitaires, les indicateurs pour les différents antigènes ont dépassé la barre des 100%. Une situation qui s'explique par la mobilité de la population et celle environnante.

Pour le vaccin contre le cancer du col de l'utérus, plus de 2000 filles ont été touchées. Une précision donnée hier, mercredi 24 avril, par le médecin-chef du centre de santé de Mbacké, docteur Adama Aidara Mbacké, lors d'une visite de presse avec Speak Up Africa, en collaboration avec le ministère de la santé et de l'action sociale, dans le cadre de la semaine africaine de vaccination.

Le calendrier vaccinal de routine se porte bien dans le département de Mbacké. Selon le médecin chef du centre de santé de Mbacké, docteur Adama Aidara Mbacké, les résultats sont plus que satisfaisants et dépassent les objectifs fixés par le ministère de la santé et de l'action sociale.

«Nous sommes à plus de 100% pour tous les antigènes» a-t-elle renseigné. La localité de Mbacké connue pour son coté religieux attire plus de monde.

De ce fait, selon les acteurs de la santé, beaucoup de femmes viennent y donner naissance, y restent pour un temps avant de rentrer chez elles. « Nous sommes dans une cité religieuse où la mobilité de la population est très constatée.

Beaucoup de femmes nous viennent de Touba et des autres localités du Sénégal pour les besoins d'accouchement car, ayant leurs familles ici.

Il s'y ajoute que Mbacké attire aussi beaucoup de monde lors des manifestations religieuses et des femmes viennent pour les rendez-vous», a avancé le médecin-chef, Mme Mbacké, sur le taux de couverture de la vaccination dans le centre de santé qui polarise 22 postes de santé.

Revenant sur les stratégies mises en place pour atteindre les objectifs, Mme Mbacké a soutenu : «sur le plan de ressources humaines, les infirmiers et les chefs de poste ont été formés sur le PEV et ont aussi bénéficié de renforcement de compétence pour prendre en charge le PEV dans leurs zones respectives».

Au niveau du poste de santé de Gawane les causeries avec les parents, animées par les badiènes Ngox, demeurent une manière de renforcer la compréhension et l'importance d'amener son enfant à se faire vacciner.

LA RR2, NON ENCORE MAITRISEE

Malgré les performances notées à Mbacké, les perdus de vues pour la deuxième prise de la Rr2 inquiètent vraiment le personnel sanitaire.

«Là où nous avons des problèmes, c'est au niveau de la RR2, c'est à dire la deuxième dose de rougeole. Cela se comprend parce que depuis très longtemps le programme se limitait au RR1 donc, les gens n'ont pas l'habitude de prendre cette seconde dose.

Nous sommes en train de développer des stratégies de communication pour voir dans quelle mesure corriger cela», a déclaré docteur Adama Aidara Mbacké.

Et de renseigner : «bien qu'on ait dépassé les 90%, avec un taux de 94%, le taux d'abandon entre le RR1 et le RR2 est de 24%. Si l'enfant est vacciné en RR1, il est protégé, mais il a beaucoup plus de protection quand il fait le RR2 ».

75% DE LA CIBLE VACCINEES POUR CONTRE LE CANCER DU COL DE L'UTERUS

Pour l'introduction du vaccin contre le cancer du col de l'utérus, docteur Mbacké a déclaré que cela n'a pas été trop facile dans sa localité.

« Il y a eu des rumeurs qui ont précédé notre mise en œuvre sur le terrain discréditant le vaccin, mais nous nous sommes concertés avec le point focal PEV et on a trouvé des stratégies qui étaient d'impliquer les personnes ressources.

Dans un premier temps, on a vu l'autorité administrative qui nous a permis de tenir une réunion technique en invitant tous les leaders d'opinion de la zone. Donc, après cela, nous avons pu toucher une bonne partie de la cible».

Avec le démarrage du vaccin contre le cancer du col de l'utérus pour les filles de 9 ans, l'approche inclusive adoptée par le centre de santé de Mbacké a permis de vacciner 75% de la cible.

«Nous avons vacciné 2250 filles de 9 ans pour une cible de 2993 ; ce qui n'est pas négligeable pour le premier trimestre 2019.

Nous comptons continuer notre bonhomme de chemin en sensibilisant les mamans, les leaders d'opinion afin de nous aider à avoir un bon taux de couverture du HPV » a-t-elle ajouté

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