Congo-Kinshasa: Kinshasa - Dot hier, dot aujourd'hui...

"Se marier est une chose mais demeurer dans le mariage, en est une autre. En effet, le processus de la dot dans la ville-province de Kinshasa connait une gradation financière considérable. Bien que dans la culture africaine, une quotité soit aussi obligatoire pour sacraliser ce mariage, la dot, en soi, ne paraît plus comme un simple geste mais elle est devenue apanage de richesse dans beaucoup de familles. D'où, plusieurs s'interrogent : les familles marient-elles leurs filles ou les vendent-elles ?

Depuis toujours, laissent souvent entendre les sages, la dot avait simplement un côté symbolique. Plusieurs dames qui se sont mariées dans le temps renseignent que leurs époux payaient des frais qui peuvent équivaloir à moins de 10.000 FC aujourd'hui. Cependant, la dot représente actuellement un moyen d'enrichissement.

Epouser une femme est comparable au fait de rafler un jackpot ! Cependant, un quidam interrogé, quant à ce, par votre journal, trouve plutôt normal cette nouvelle donne. Il indique que la femme est aujourd'hui épousée au vu de ses capacités dans divers domaines. « Hier, l'on épousait une femme avec une dot assez minime mais la femme était traitée comme une esclave, marginalisée et n'avait pas droit de parler dans beaucoup de situations. Présentement, la femme est notamment pétrie de capacités intellectuelles. Donc, elle se fait doter à l'égal de ses capacités intellectuelles », a-t-il signalé.

Une dame a renchéri dans son sens que la crise dans le pays, et même dans plusieurs autres coins du continent, serait à la base de ce réajustement. Cela, dans la mesure où les familles veulent gagner un peu plus de leurs enfants afin de subvenir aussi à certains besoins qui peuvent se profiler à l'horizon.

En même temps, quand certains hommes se lassent finalement du mariage, d'autres, par contre, disent avoir le plein droit sur leurs épouses, en raison de la grande somme versée auprès de leurs familles. Au-delà de tout, tout un chacun, que ce soit les parents, les époux ainsi que l'Etat sont appelés à relativiser leur manière de voir les choses afin de redonner au mariage sa véritable valeur, en lieu et place de sa nouvelle considération de l'heure, comme un secteur de commerce.

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