26 Avril 2019

Ile Maurice: Rodrigues - Des restrictions pas dans l'intérêt du tourisme estime Roussety

Outre l'agriculture, le tourisme souffre également à Rodrigues. Selon Johnson Roussety, leader du Front patriotique rodriguais écologique (FPRe), les restrictions annoncées par le Chef commissaire, Serge Clair, lors du summing up des débats budgétaires le 5 avril, ne sont pas dans l'intérêt du tourisme à Rodrigues.

Il s'est exprimé lors d'une conférence de presse mercredi 24 avril à Port-Mathurin. Il estime que les mesures annoncées vont limiter le champ d'action des opérateurs touristiques. Ces mesures préconisent, entre autres, qu'un opérateur touristique n'a le droit de s'engager que dans une seule activité touristique.

Johnson Roussety soutient que l'industrie touristique fait actuellement face à une crise avec la chute des arrivées touristiques à Rodrigues. «Nous sommes dans une période touristique mais Rodrigues est vide. Et ceux qui opèrent des gîtes, des hôtels ou des pensionnats sont inquiets car la clientèle est absente. Nos gouvernants ne quittent pas leurs bureaux mais, du jour au lendemain, ils inventent des règlements qu'ils imposent sur le peuple», déclare-t-il, se demandant si ce sont des mesures administratives.

Contre la liberté d'entreprendre

«Ces restrictions comportent un aspect anticonstitutionnel, illégal et contraire aux lois existantes à Maurice au niveau de la liberté de faire du business. A Maurice, tous les gouvernements successifs prônent l'ouverture, surtout avec la Business Facilitation Act, la Competition Act et la Competition Commssion, entre autres. Des règlements mis en place afin de promouvoir la concurrence et d'empêcher l'émergence de certains cartels en encourageant les personnes à faire du business en toute quiétude.»

Pour Johnson Roussety, le gouvernement régional a dit qu'il réservait les établissements de moins de dix chambres aux Rodriguais. Avant, ces derniers pouvaient proposer 16 chambres «Est-ce que les Rodriguais n'ont pas la capacité de gérer 100 chambres ?»

Le gouvernement régional avance également que les petits opérateurs doivent sous-traiter leurs services pour les activités en mer à l'intention de leurs clients. Ce qui laisse comprendre que si un opérateur possède plusieurs petits établissements et qu'il projette des activités intégrées, cela ne sera pas possible. «Si celui-ci possède son propre bateau, il veut sa propre compagnie de location de voitures, qu'il possède son propre centre de plongée, qu'adviendra-t-il ? Parce qu'au final, c'est cela qui aide le promoteur à rentabiliser son business.»

Favoriser certaines personnes

Johnson Roussety se demande comment les autorités peuvent s'arroger le droit de prendre de telles décisions. «Où ont-elles obtenu les prérogatives légales pour imposer cela aux gens ? Elles déclarent que celui qui détient un permis d'hébergement n'a pas le droit d'avoir d'autre permis dans le secteur touristique. Pourquoi cette interdiction de diversifier un business ? C'est une équipe incompétente qui, aujourd'hui vient décider quel business vous pouvez faire et pour lequel vous n'en avez pas le droit. L'Assemblée régionale n'a pas le pouvoir de restreindre le business de quelqu'un.» Il estime que c'est une atteinte à la liberté de faire des affaires.

«Et pour couronner le tout, les autorités veulent que les hôtels organisent des mini-foires chaque mois. Cela peut ouvrir la porte à des dérapages et déranger la tranquillité des clients. On ne peut pas consciemment imposer cela aux hôtels. Ce sont des mesures déplacées et irréfléchies mises en place dans le seul but de favoriser certaines personnes. Même Maurice connaît une baisse des arrivées touristiques. Cela aura un impact sur économie locale.» Les autorités régionales seraient en train de perturber les opérateurs touristiques inutilement.

«Après l'interdiction de l'importation des véhicules de plus de sept ans, elles introduisent des lois bancales. Au lieu de donner des mesures incitatives pour que les gens développent leurs business elles font le contraire. Zot pe donn koud rotin lor ledo dimounn.»

Johnson Roussety lance un appel au gouvernement régional de bien réfléchir à ce qu'il fait car ses propres mandants seraient contre ces règlements arbitraires et déraisonnables. «Aret fer dimounn ankoler dan Rodrig. Arete avek sa bann mezir dominer la.»

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