26 Avril 2019

Cameroun: Gestion des réfugiés - L'ONU et l'Union européenne satisfaites

Une mission conjointe des Nations unies et de l'Union européenne vient de toucher du doigt la réalité des efforts déployés dans la guerre contre Boko Haram dans l'Extrême-Nord.

«Nous avons pu toucher du doigt les effets néfastes de Boko Haram sur les populations aussi bien nigérianes que camerounaises». Ces propos sont de François Louncény Fall, représentant spécial du secrétaire général et chef du bureau des Nation unies pour l'Afrique centrale. C'était le 25 avril dernier, au terme d'une mission de 48 heures dans la région de l'Extrême-Nord ; une mission tripartite comprenant Angel Losada, représentant spécial de l'Union européenne pour le Sahel, Mohammed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel. La mission avait pour objectif de voir la réalité que vit la région de l'ExtrêmeNord à la suite de la crise causée par Boko Haram. Cette visite de travail s'est déroulée en deux étapes.

Le 24 avril, la mission conjointe s'est rendue à Mora dans le département du Mayo-Sava. Elle a été reçue par les responsables de la Force multinationale mixte qui leur ont développé la quintessence des efforts qu'ils déploient au quotidien dans cette guerre contre le terrorisme. Ils ont aussi échangé avec les excombattants de Boko Haram qui leur ont affirmé leur dé termination à servir leur pays. Le deuxième jour, François Louncény Fall et son équipe ont mis le cap sur le département du Mayo-Tsanaga. Ici, la première halte a été le camp des réfugiés nigérians de Minawao. Après une visite guidée de ce vaste camp, la mission a eu une séance de travail avec les réfugiés ; occasion pour ceux-ci de présenter leurs doléances et de remercier les pouvoirs publics camerounais ainsi que les humanitaires pour les efforts sans cesse consentis pour leur encadrement.

A Zamaï, l'équipe a aussi échangé avec les déplacés internes qui habitent dans un camp créé pour eux. On a pu relever ici que la principale préoccupation de ces Camerounais est à l'obtention des lopins de terre afin de pratiquer les activités agro-pastorales. La mission a pu constater que certains Nigérians manifestent l'intention de retourner dans leur pays, d'autres continuent de se faire enregistrer au camp de transit. Au 31 mars 2019, le camp de Minawao comptait 57 497 réfugiés nigérians. Selon les explications de JeanMarie Awono, cadre en service au HCR à Maroua, une moyenne de 60 nouveaux réfugiés est enregistrée chaque semaine.

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