26 Avril 2019

Sénégal: Aliments aquacoles - Fatick se dote d'une usine d'une capacité journalière de 8 tonnes

Fatick — La mairie de Fatick dispose désormais d'une fabrique d'aliments aquacoles d'une capacité journalière de huit tonnes, grâce à l'appui du Projet de renforcement de la résilience à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS) et l'Agence nationale d'aquaculture (ANA).

"La capacité maximale de production journalière est de huit tonnes par jour, ce qui fait qu'en un mois, [...] on peut se retrouver avec 240 tonnes d'aliments aquacoles ", a déclaré le coordonnateur de l'antenne régionale du P2RS, Mamadou Camara.

Il s'exprimait au terme de la première opération de récolte de poissons du premier bassin de la ferme aquacole de Ndiaye-Ndiaye, en présence des autorités administratives, des élus locaux et des populations de la région de Fatick.

"L'usine aussi aura une dimension nationale, car dans toute la zone de Kaolack, de Tambacounda jusqu'à Kédougou et Thiès, on n'a pas une pareille fabrique d'aliments aquacoles. Donc, c'est une usine qui va permettre de ravitailler l'ensemble des fermes aquacoles situées dans ces régions", a-t-il déclaré.

Si à Ndiaye-Ndiaye le modèle de gestion est d'ordre communautaire à travers le GIE de femmes local, pour la fabrique d'aliments aquacoles celle-ci est plutôt assurée par la mairie de Fatick.

"Cette usine d'un coût de 44 millions de francs CFA logée dans un hangar d'une capacité de stockage de 50 tonnes, est un patrimoine de la mairie de Fatick qui décidera de son exploitation à travers un promoteur privé", a expliqué le coordonnateur du P2RS, partenaire de la mairie dans le cadre de la réalisation de ce projet.

En dehors de la fabrique d'aliments, le P2RS, financé par le l'Etat du Sénégal et la Banque africaine de développement (BAD), a aussi participé à la mise en place de la ferme aquacole de Ndiaye-Ndiaye, un quartier de la commune de Fatick.

La ferme aquacole et la fabrique d'aliments aquacoles ont globalement coûté 65 millions de francs CFA. Il a précisé que 21 millions ont servi à la réalisation de la ferme, et 44 millions pour celle de l'usine de fabrique d'aliments.

"Ces deux unités pourront au moins employer au minimum 20 à 30 personnes, jeunes, hommes et femmes", a-t-il indiqué. Ces deux unités vont à l'en croire participer à la promotion de l'emploi mais aussi contribuer à améliorer la qualité de la nutrition et la création de revenus supplémentaires.

Venu prendre part à cet événement, le gouverneur de la région de Fatick, Gorgui Mbaye, a qualifié cette initiative de révolutionnaire.

"Si nous parvenons à développer ce projet aquacole avec le P2RS, je dois dire que c'est une révolution silencieuse qui est en train de mener son bout de chemin. Et les résultats obtenus dans le premier bassin sont prometteurs et si nous nous mobilisons autour de ce projet, les résultats seront plus que probants", a-t-il estimé.

Il a appelé à une pérennisation du projet et à faire de Fatick un laboratoire et une destination de l'aquaculture. Selon lui, "l'aquaculture constitue une sérieuse alternative pour garantir l'accès aux ressources halieutiques".

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