Cote d'Ivoire: Concert du FEMUA 12 - Chantal Taïba et Didier Drogba en mode « Matiko »

Il est 20h, à l'Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) à Abidjan-Marcory, le lieu où se doit se dérouler, ce samedi 27 avril 2019, le concert géant de la 12è édition du Festival des musiques d'Anoumabo (Femua).

cette heure, la file d'attente est déjà longue. Il faut se prêter au contrôle. Cette tâche s'avère difficile pour les forces de l'ordre qui doivent contenir les jeunes visiblement très excités. L'on s'effraie tout de même un passage pour y accéder.

21h30, Bi Pomi Junior monte sur scène pour réveiller le public qui s'impatientait déjà. Des titres de son riche répertoire accompagnés du Polié, il en sert aux fans pendant un non-stop de plus de 40 minutes.

Suit la Burkinabè, Mariah Bissongo, celle qui s'était illustrée à l'Institut français au Plateau, le mercredi, à l'occasion de la nuit du Burkina, pays invité d'honneur du Femua 12.

Sa prestation est notamment marquée par une sensibilisation. Un message à l'endroit de la jeunesse africaine parfois frappée par le découragement lorsque le passage pour arriver au succès est parsemé d'embuches.

« Il y a de l'espoir. Si tu trébuches et tu tombes, sache te relever », lance-t-elle. Puis arrive l'Ivoirienne Josey avec la chanson très attendue (diplôme). Ce titre maitrisé par les jeunes est religieusement repris.

Le Nigérian Femi Kuti, à son tour, assure mais particulièrement fait une démonstration de sa manie des instruments musicaux, la guitare et le saxophone, pendant au moins 10 minutes sans discontinuer. Les friands des instruments s'en régalent à volonté.

Le mercure monte avec l'une des plus anciennes, Chantal Taïba. Elle vient égrainer son chapelet au son du « Matiko ». Elle marque son retour sur scène avec « Ayo Ayo Eléphants ».

Les Eléphants et non des moindres ainsi que les supporters, étaient en grand nombres à l'Injs. Cette chanson n'a laissé l'un de ceux-ci indifférents à savoir Didier Drogba qui avait pris place dans la loge VIP.

Accompagné d'A'Salfo, il s'emporte et esquisse des pas de danses sur le podium aux côtés de Taïba, dans une ambiance surchauffée.

La spécialiste du « Matiko » en profite pour annoncer « la célébration de ses 35 ans de carrière, le 29 juin prochain, au Palais de la culture d'Abidjan-Treichville ».

Puis commence « l'émeute » à l'annonce de Kaaris, l'un des poids lourds du Rap français. Par des cris et des applaudissements, la foule accueille la star triomphalement, d'ailleurs très attendue. Sa prestation est malheureusement emprunte de quelques incidents. Les jeunes se bousculent à chaque titre.

La police tente de remettre de l'ordre. L'artiste assure malgré cette situation et libère le podium. Son départ n'est pas aussi la fin des troubles.

La police est obligée d'user de gaz lacrymogène pour contenir les jeunes toujours surexcités qui, in extremis, se jettent bouteilles et pierres. Le concert est suspendu pour au moins une durée d'une heure, autour de 4h du matin.

DJ Kerozen fait son apparition à partir de 5h du matin pour remonter le mercure. Et Roga Roga & Extra Musica de prendre le relais et boucler la boucle à 6h.

Les grandes scènes du festival avaient déjà commencé le vendredi avec des prestations comme celles des Ivoiriens Allah Thérèse et Molière ainsi que la Nigériane Chidinma.

L'apothéose du show s'est tenu dans la ville de Gagnoa avec le retour sur scène de Kaaris, Claire Bailly, Mulukuku DJ, Molière enfin de DJ Kerozen, dans le cadre du Femua décentralisé pour cette année.

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