Algérie: Ressources en eau-Agriculture - Déterminer le mode d'exploitation des barrages pour l'irrigation

Mila — Le ministre des Ressources en eau, M. Ali Hammam a affirmé dimanche, à Mila, que son secteur œuvre, en coordination avec le ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, à déterminer le mode d'exploitation des eaux des barrages pour l'irrigation des récoltes.

Dans le tunnel relatif au système de transfert d'eau depuis le barrage Beni Haroun, dans la région de Mekhoud, commune de Ain Tine, le ministre a précisé que son département ministériel œuvre à élargir les périmètres agricoles irrigués, affirmant que les décrets et dispositions relatifs à cette opération ont été déjà élaborés.

Ajoutant que les périmètres de moins de 1.000 hectares sont approvisionnés par des petits barrages d'eau, sous la tutelle des autorités de wilaya, le ministre a affirmé en ce sens qu'une "coordination est en cours avec les services du ministère de l'Agriculture pour déterminer les méthodes d'exploitation et de prise en charge des barrages réalisés".

S'agissant des surfaces agricoles de plus 1.000 hectares, considérés comme de grands périmètres, ils sont alimentés par des eaux d'irrigation dans le cadre des grands transferts d'eau, dont la gestion relève de l'Office national de l'irrigation et du drainage (ONID), a souligné M. Hammam.

Dans ce sens, le ministre qui a mis l'accent sur "l'importance de rentabiliser les barrages d'eau pour développer davantage les périmètres irrigués", a appelé à une meilleure exploitation de ces ouvrages en favorisant le dialogue et la communication avec les agriculteurs pour une meilleure prise en charge des contraintes soulevées.

Dans une déclaration à la presse, le ministre a indiqué, par ailleurs, que des études sont en cours pour élargir les surfaces agricoles irriguées à travers l'exploitation des eaux des stations d'épuration et des eaux des barrages à l'instar du barrage de Beni Haroun, l'un des plus grands barrages de l'Afrique avec une capacité de stockage avoisinant le 1 milliard mètres cube (m3) actuellement.

Une quantité, a ajouté M. Hammam, qui permettra de faire face à toute difficulté relative à la disponibilité des eaux d'irrigation ou d'alimentation en eau potable (AEP) pour les 6 wilayas de l'Est du pays, approvisionnées à partir de cet important ouvrage hydraulique.

Dans la station de traitement des eaux de Beni Haroun, située dans la localité de Derdar (commune de Oued El Athmania), alimentant la wilaya de Constantine et les communes Sud de la wilaya de Mila, le ministre a évoqué les projets relevant de son secteur, insistant sur l'importance de "choisir des entreprises qui respectent les délais impartis et n'hésitent pas à renforcer les chantiers en matériel et en main d'œuvre".

A ce propos, le ministre a donné des instructions pour prendre les mesures nécessaires en cas de défaillance.

Le ministre qui a assisté à un exposé sur le projet d'extension de cette station pour un montant de plus de 835 millions DA, lequel permettra, une fois réalisé, de renforcer l'AEP à travers 6 communes, situées entre les wilayas de Constantine et Mila (soit 320.000 habitants), a évoqué la possibilité de scinder le projet en plusieurs lots pour permettre au maximum d'entreprises de participer au projet et réduire les délais également.

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