30 Avril 2019

Burkina Faso: Situation nationale - L'APMP impute à l'Opposition de graves dérives verbales

La situation vécue présentement par le Burkina préoccupe au plus haut point l'Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP). Son coordonnateur, P. Clément Sawadogo, et ses collaborateurs ont fait le tour des questions brûlantes à travers quatre points essentiels. C'était lors d'un point de presse le lundi 29 avril 2019 à Ouagadougou.

Les responsables de l'APMP ont organisé les échanges avec les journalistes autour de quatre principaux axes touchant des questions d'actualité.

Il s'agit du dialogue politique, des récentes mesures gouvernementales pour mettre fin au mouvement des agents des Finances, des prétendues négociations au sommet de l'Etat avec des djihadistes, des attitudes et réactions des acteurs politiques.

L'objectif du dialogue politique initié par le chef de l'Etat, a rappelé le coordonnateur de l'APMP, vise la promotion d'un large consensus autour des prochaines élections, l'union sacrée des acteurs politiques et de la nation face aux défis sécuritaires et sociaux.

Cela, a-t-il indiqué, s'inscrit en droite ligne des prérogatives dévolues au Président du Faso par la Constitution. Le dialogue politique devant s'exercer sans conditions dans l'intérêt bien compris de la nation, l'APMP se dit surprise d'entendre le CFOP évoquer des préalables à ce dialogue.

Cette façon de procéder la laisse interrogatrice sur la réelle volonté de l'Opposition de participer à la discussion.

Evoquant les mesures de sortie de crise avec les agents du MINEFID et la question de la fronde sociale, l'APMP est on ne peut plus claire. Les récentes mesures prises s'inscrivent dans la légalité et respectent les dispositions de la loi de finances 2019.

Elle se dit par conséquent peinée de constater des réactions radicales d'autres acteurs sociaux et d'une frange de l'opinion, enclins à ouvrir de nouveaux fronts d'agitation sur la base de comparaisons mécaniques et d'une insuffisante analyse de la situation.

L'APMP lance alors un appel pressant au calme à l'ensemble des travailleurs de l'Etat, aux organisations syndicales singulièrement. Elle les invite à faire preuve d'objectivité, en renonçant aux prétentions exagérément corporatives et égoïstes.

Surseoir à toute agitation politicienne

S'agissant de négociations supposées avec des djihadistes, l'Alliance affirme que la question relève tout simplement de la rumeur.

En réaction à l'article diffusé par Africa Intelligence faisant état de contacts entre les présidents burkinabè et malien avec des personnalités officiellement connues à l'effet d'obtenir d'elles une intermédiation avec des leaders djihadistes, l'APMP fait les observations suivantes : le média en question ne dit point qu'il y a eu négociation avec des djihadistes, mais des échanges avec de possibles intermédiaires.

Il n'apporte pas des détails sur le contenu et le déroulement des supposés échanges et reste très laconique, ce qui ne rassure point sur l'orientation donnée à cette éventuelle rencontre.

On n'a pas la certitude que le conciliabule a eu lieu, puisque le gouvernement a démenti. La vision et la conduite du Président du Faso ont toujours été la fermeté et le refus catégorique de toute compromission avec les forces du Mal.

Face à la fébrilité manifeste dans les rangs de l'Opposition, qui s'illustre par de graves dérives verbales de certains chefs de partis, l'Alliance trouve qu'il n'est pas bon de plonger trop tôt le Burkina dans une agitation politicienne frénétique, au risque d'oublier que nous faisons face à des drames au quotidien, nourris par des attaques terroristes contre les FDS et les populations.

Elle invite ceux d'en face à faire preuve de responsabilité devant le besoin encore plus fort d'unité et de cohésion nationale.

Pour les défis liés à la sécurité et à la mise en œuvre du PNDES pour lesquels elle se dit d'ailleurs engagée, l'APMP appelle toutes les composantes du peuple à poursuivre le dur combat, et surtout à ne pas se laisser distraire par des revanchards et autres assoiffés de pouvoir.

En somme, de la lecture que font P. Clément Sawadogo et ses camarades on retient que la situation que traverse le pays actuellement ne saurait plaire aux vrais patriotes. Contrairement à ce que veulent faire croire certaines chapelles politiques, elle n'est pas imputable à la gouvernance du parti au pouvoir.

Pour M. Sawadogo, on ne peut pas parler de crise politique et institutionnelle. Ce qui se raconte çà et là est, selon lui, un acharnement des acteurs de l'Opposition qui font de l'agitation leur sport favori. Il importe, de l'avis des conférenciers, d'être réaliste, car on ne peut pas parler de négociations avec quelqu'un qui tire sur de paisibles populations.

L'important actuellement, concluent-ils, c'est de trouver ensemble des solutions durables à la catastrophe qui menace d'effondrement la maison commune.

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