Congo-Brazzaville: Education - Cent soixante-seize dossiers des établissements scolaires en examen pour agrément

La Commission d'agrément des établissements privés du sous-secteur enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation, va examiner les dossiers des écoles ayant postulé pour l'agrément cette année, à la faveur de sa deuxième session ordinaire ouverte, le 30 avril, à Brazzaville.

L'objectif est d'obtenir l'agrément provisoire qui se fonde sur le respect de plusieurs conditions, notamment environnementales, les structures d'accueil, la gestion administrative et pédagogique.

Au total, cent soixante-seize établissements ont sollicité leur agrément. Un nombre très faible en comparaison de celui de l'année dernière qui s'élevait à huit cent soixante-cinq établissements.

Brazzaville a présenté quatre-vingt écoles, Pointe-Noire trente-six, Niari dix-neuf, Bouenza douze, Sangha onze, Pool dix, Cuvette cinq et Plateaux deux établissements.

Le faible taux s'explique par la peur des partenaires sociaux de voir leurs écoles sanctionnées ou simplement d'un désintéressement total, a indiqué le directeur de l'agrément et du contrôle des établissements privés d'enseignement général, Julien Samba.

Selon lui, cette session ordinaire ouvre la voie aux préparatifs de la troisième qui se tiendra avant la rentrée scolaire prochaine. La session prendra en ligne de compte les anciennes situations telles que les écoles qui avaient obtenu l'agrément provisoire en 2013, et qui l'ont conservé en septembre 2018, ainsi que toutes les écoles fonctionnelles et nouvelles qui seront créées à partir de l'année scolaire 2019-2020.

Le directeur a, par ailleurs, émis le souhait à la direction d'accorder une enquête d'évaluation de toutes les écoles qui n'ont pas encore adressé des demandes d'agrément.

Notons que les travaux de la session ordinaire ont été ouverts par le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, au Complexe du lycée de la Révolution.

Anatole Collinet Makosso a rappelé que l'Etat doit être regardant et exigeant afin que les écoles privées fonctionnent dans les normes établies. « Au Congo, 30% des élèves fréquentent les écoles privées. Les écoles privées sont une composante importante du sous-secteur de l'enseignement général pour apporter une réponse complémentaire à l'offre proposée par l'Etat. Elles sont des écoles privées que par la nature de leur programme qui est différent du programme officiel ainsi que de l'arrimage à un Etat étranger ou aux programmes d'un Etat autre que le Congo », a-t-il dit.

Il a déploré le non-respect de l'administration scolaire par les promoteurs de ces écoles dont le comportement développe les actes d'anarchisme. Ces derniers doivent respecter le décret portant création et attributions, organisation et fonctionnement des commissions d'agrément des établissements scolaires afin de les encadrer avant d'être sanctionnés.

Le ministre a invité les participants à ces assises à prendre des décisions qui reflètent le travail concerté du respect légal de la règlementation. « Les défis à relever sont multiples dont l'assainissement de la carte scolaire ainsi que le respect des normes éducatives. A compter de la rentrée scolaire prochaine, la commission d'agrément sera l'unique organe de contrôle et de validation des établissements afin de mettre en œuvre la recommandation ordinaire de la commission d'agrément sur l'assainissement de l'environnement scolaire et de permettre l'ordre, conformément à la règlementation de l'exercice privé de l'enseignement », a-t-il déclaré.

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