Burkina Faso: L'Italie apporte un appui de plus de 196 millions FCFA pour la reconstitution du stock de vaccins contre la méningite et la rougeole

La première étape du périple de la vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de l'Italie a consisté en la visite de l'HOSCO, une structure sanitaire dirigée par les religieux Camilliens et dépendant administrativement du district sanitaire de Bogodogo et de la Direction régionale de la santé du Centre.

Complexe hospitalier de soins, d'hospitalisation et d'explorations paracliniques conventionnées avec le ministère de la Santé à caractère humanitaire, l'HOSCO selon son Directeur général, le père Paul Ouédraogo, a pour objectif de participer à la promotion de la santé des individus sans distinction aucune.

1968-2018, l'HOSCO fête ses 50 ans d'existence. La visite d'une haute personnalité Italienne est donc pour le père Paul Ouédraogo, un motif de réconfort pour l'ensemble du personnel dans son engagement aux côtés des malades et des familles.

L'hôpital a en projet, la construction de la pharmacie hospitalière, les ambulatoires de chirurgie, l'installation des panneaux solaires pour réduire les charges d'électricité et promouvoir l'énergie renouvelable en milieu hospitalier, l'acquisition de nouveaux appareils pour l'imagerie médicale dont une table télécommandée, un capteur plan, une antenne mammaire pour le diagnostic de qualité des néoformations mammaires, un fibroscan pour l'évaluation des degrés de fibrose dans le suivi des patients avec l'hépatite etc.

Le principal défi reste donc celui du fondateur Saint Camille de Lellis : «Plus de cœurs dans nos mains.»

C'est-à-dire, mettre le malade au cœur de tous les choix administratifs et cliniques, non pas comme un client mais une personne dont la dignité doit être respectée et préservée depuis sa conception jusqu'à son terme naturel.

Mis en place par la communauté de Sant'Egidio, le programme Birth registration for all oblivion (Bravo), vise à soutenir les systèmes d'état civil et l'enregistrement gratuit de toutes les personnes, en particulier les mineurs.

Fonctionnel depuis janvier 2019 au Centre d'accueil Notre Dame de Fatima (Candaf), ce programme a déjà permis d'enregistrer plus de 300 enfants à ce jour.

Financé par la coopération italienne pour un montant de 1.200.000 euros, ce programme consiste à la mise en place de 200 centres secondaires d'état civil au sein des centres de santé du Burkina.

Pour Colette Guiebré, responsable du programme Bravo, c'est un accompagnement est assez important pour le travail qui sera fait en deux ans.

A l'Institut polytechnique Shalom, la vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de l'Italie était face aux étudiants qui voulaient en savoir davantage sur les possibilités d'études en terre italienne.

Aux différentes préoccupations, Emanuela del Re a indiqué que son pays l'Italie est disposé en collaboration avec les autorités burkinabè, à revoir la coopération dans le domaine de l'éducation.

«Je suis vraiment émue par tout ce que j'ai vu sur le terrain. C'est la preuve de l'efficacité de la coopération entre nos deux Etats.

Et surtout parce que le travail se fait avec la société civile, les organisations locales, les ONG comme l'hôpital Saint Camille qui transforment des idéaux en parfaite réalisations», fait remarquer Emanuela del Re.

Pour elle, l'hôpital Saint Camille est quelque chose de très important dans le dispositif d'accompagnement du gouvernement italien dans le domaine de la santé au Burkina. Pour Mme Del Re, l'enregistrement des enfants à l'état civil est très important en ce sens qu'il prévoit et garantie les droits de l'enfant.

Pour conclure, la vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de l'Italie, estime que le Burkina mérite d'avoir un soutien conséquent. Et pour ce, elle s'est engagée à plaider auprès du gouvernement italien en la faveur des autorités burkinabè.

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