Afrique: Niamey - L'accident du camion-citerne n'est-elle pas la rançon de la négligence et de l'insouciance africaine ?

Camion citerne en feu (archive)
6 Mai 2019
analyse

Un accident tragique a causé, dans la soirée du dimanche 5 mai 2019, la mort de 58 personnes et occasionnant, au passage, une quarantaine de blessés à Niamey, la capitale nigérienne.

A l'origine, l'explosion d'un camion-citerne qui, d'après la presse ayant relayé l'information, s'est renversé en voulant stationner dans un quartier populaire, situé à quelque encablure de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey.

Ce qui emporta en même temps 50 véhicules et motos qui se trouvaient dans les environs.

D'après les témoignages, ces engins ont tous été calcinés par les flammes issues des déflagrations qui se sont produits en face d'une station d'essence.

La recrudescence des accidents de cette nature est en passe de devenir des phénomènes presque banalisés dans les capitales africaines.

Cet incident de Niamey laisse transparaitre une fois de plus la négligence humaine devenue une règle en Afrique subsaharienne et même jusque dans des secteurs névralgiques comme la distribution des hydrocarbures.

Il met à nu la qualité du parc devant acheminer ces produits sensibles mais aussi le niveau de responsabilité, de conscience et de formation des équipages mandatés par les compagnies en charge d'acheminer ces liquides inflammables.

Dans certains pays, des acteurs de ce secteur ne s'entourent souvent pas de toutes les garanties amoindrissant les dégâts qui mettraient en péril la vie de centaine voir milliers de personnes résidant les centres urbains où les liquides « explosives » sont livrées.

Par ailleurs, les responsabilités semblent être partagées dans des drames de cette nature, à cause d'actes des populations qui frisent l'insouciance.

Comment comprendre l'attitude des populations qui, au prix de leur vie, ont pensé transformer cet accident en festin en siphonnant un liquide aussi névralgique que dangereux pour certainement espérer, au finish, le monnayer pour des espèces sonnantes et trébuchantes.

Les effets de la pauvreté qui sévit dans nos pays ne sauraient justifier un tel « suicide collectif » aux conséquences désastreuses.

Les autorités nigériennes comme celles de tous les pays du continent doivent davantage investir dans la sensibilisation et l'éducation des populations sur les dangers qu'ils côtoient au quotidien.

En cas d'accident, la raison voudrait qu'on pense d'abord à mettre sa vie qui n'a pas de prix, hors de danger avant toute chose.

Du moment que dans ce cas figure, si l'on croit aux témoignages rapportés par la presse, l'explosion s'est produite une vingtaine de minutes après l'accident.

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