Congo-Kinshasa: Moïse Katumbi - Retour confirmé pour le 20 mai à Lubumbashi !

"C'est définitif, le 20 mai, je suis à Lubumbashi", a déclaré Moïse Katumbi ce lundi 6 mai 2019, sur les ondes des médias internationaux, dans une interview accordée à RFI et France 24.

Après presque trois longues années d'exil forcé passées sous d'autres cieux, le nouveau et éphémère coordonateur de Lamuka et président de la plateforme Ensemble pour le changement, a effectivement annoncé son retour en République Démocratique du Congo où il lui était interdit de poser le moindre orteil il y a quelques mois. Une position qui ne lui a donc pas permis de participer aux scrutins de décembre 2018, donnant Félix Tshisekedi vainqueur, au détriment du candidat désigné à Genève, Martin Fayulu.

Après la libération des prisonniers politiques dont les cas sont qualifiés d'emblématiques notamment, Franck Diongo, Diomi Ndongala et Firmin Yangambi, celui qui réclame le leadership dans l'opposition s'est vu laver de tous les dossiers judiciaires qui ne le lâchaient plus. La véritable mise en application de la décrispation sur le plan politique, tel que promis par le Chef de l'Etat lors de son investiture, semble prendre forme. Lors de cet entretien, Moïse Katumbi a d'ailleurs salué le bilan de Félix Tshisekedi, qui célébrait dimanche ses 100 jours à la tête du pays. Il se réjouit notamment, de la suppression des "cachots aux services de renseignement (... ). Il y a des gens qui sont restés dans ces cachots pendant dix ans sans être jugés. Il y a de bonnes choses".

Le lundi 20 mai prochain, par avion, le Chairman atterrira à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, avant d'effectuer une tournée nationale afin de "remercier la population congolaise qui m'a soutenu pendant le malheur provoqué par Monsieur Kabila".

Premier ministre ou chef de file de l'opposition, des rumeurs en forme de souhaits circulent à Kinshasa concernant le rôle que pourrait jouer le Président du TP Mazembe à son retour au pays. Ce, même s'il a laissé voir qu'il voulait prendre ses racines au sein de la Coalition Lamuka, muée en plate-forme politique, dont il détient les commandes de la présidence tournante.

En homme libre

Moïse Katumbi revient, cependant, les mains propres après que la Cour de cassation ait annulé sa condamnation à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière. Cette décision de la Cour, en date du 17 avril, avait annulé le jugement rendu le 21 juin 2016 par le tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo à son encontre.

Dans ce dossier, le tribunal de Lubumbashi avait donné raison à Alexandros Stoupis, un citoyen grec qui accusait l'ancien gouverneur du Katanga d'avoir fait usage de faux en écriture pour s'approprier une parcelle dont il revendiquait être héritier. L'affaire avait éclaté en pleine brouille entre Joseph Kabila et Moïse Katumbi, qui venait de démissionner de son poste du gouverneur et de président inter-fédéral du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). En ce temps, il accusait le désormais président honoraire Joseph Kabila de vouloir modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Une affaire que les avocats du grec n'entendent pas lâcher facilement.

Aujourd'hui, en plus de trois mois de gouvernance toujours sans Gouvernement, Moïse Katumbi retient tout de même qu' "il y a des choses positives que Félix Tshisekedi est en train de faire, par exemple la liberté d'expression dans notre pays, la libération des prisonniers politiques... ".

Sans suite...

De plus, dans le cadre de l'affaire dite « des mercenaires », la justice militaire de la RD. Congo a décidé d'abandonner les poursuites contre six ex-gardes du corps de Moïse Katumbi. Toutefois, la décision de la Cour constitutionnelle reste attendue.

Les six gardes du corps de Moïse Katumbi étaient accusés d'avoir participé au recrutement des mercenaires, notamment américains, afin de déstabiliser les institutions du régime de l'ex-président Joseph Kabila. En détention depuis avril 2016, ils ont été libérés en mars après une mesure de grâce du Président de République, Félix Tshisekedi. Le dossier a été classé sans suite pour inopportunité des poursuites, selon le parquet militaire congolais.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.