Afrique: Droits de la femme - 10 Institutions nationales des droits de l'homme invitées à s'approprier le Protocole de Maputo

Un atelier régional organisé par le Conseil national des droits de l'homme (CNDH) et ses partenaires notamment l'Association Francophones des Commissions Nationales des Droits de l'homme (AFCNDH) et l'Organisation Internationale de la Francophonie (Oif), à l'attention de dix d'institutions nationales des droits de l'homme (INDH) de l'Afrique francophone, s'est ouvert, ce lundi 6 mai 2019, à Abidjan sur le protocole de Maputo.

Cet atelier de formation a pour objectif principal, de renforcer les capacités des INDH de l'Afrique francophone en ce qui concerne les techniques de rédaction des rapports étatiques aux termes du protocole de Maputo dans le but de s'assurer que les États d'Afrique francophone remplissent leurs obligations concernant la soumission des rapports étatiques à la Commission africaine.

« Le protocole de Maputo est un instrument juridique qui vise à améliorer le statut des femmes africaines. Il recommande des mesures législatives pour protéger les femmes.

C'est un instrument qui s'élève contre la marginalisation des femmes », a expliqué dans un discours, Namizata Sangaré, la présidente du CNDH. Et d'ajouter:« Nous avons le devoir de veiller à la mise en œuvre de cet instrument ».

Selon Mme Sangaré, il s'agira au cours de cette rencontre d'accompagner les gouvernements à appliquer ce protocole en prenant des « dispositions pertinentes » pour en faire des lois.

Cet atelier qui réunit une dizaine d'institutions nationales des droits de l'homme de plusieurs pays francophones de l'Afrique dont le Burkina Faso, le Bénin, le Sénégal et le Cap Vert, du Cameroun, du Togo, du Mali, de la RD Congo, s'achève ce mardi.

Le protocole à la charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique communément appelé « Protocole de Maputo», faut-il le souligner, est un instrument régional de protection des droits de l'homme qui a été adopté en 2003 et qui est entré en vigueur en 2005.

Il complète la charte africaine des droits de l'homme et des peuples et est un document exhaustif qui vise à améliorer le statut des femmes africaines. A ce jour, le protocole de Maputo a été ratifié par 36 États africains dont la Côte d'Ivoire.

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