Afrique: Evaluation conjointe des risques de zoonoses - Le personnel de la FAO, de l'Oie et de l'Oms outillé

La Fao organise du 7 au 9 mai, un atelier d'évaluation conjointe tripartite des risques. Il s'agit d'arriver au développement d'une approche, d'un processus et d'outils multisectoriels pour les pays et la formation de facilitateurs régionaux.

La collaboration entre les secteurs nationaux de la santé animale, de la santé humaine et de l'environnement est nécessaire pour se préparer, détecter et évaluer efficacement les zoonoses émergentes et endémiques et les autres menaces pour la santé et intervenir rapidement.

C'est fort de ce constat que la Fao organise depuis hier et ce jusqu'au 9 mai, un atelier d'évaluation conjointe tripartite des risques. Il s'agit d'arriver au développement d'une approche, d'un processus et d'outils multisectoriels pour les pays et la Formation de facilitateurs régionaux. Dans ce contexte, le programme tripartite (Fao-Oie-Oms) travaille ensemble pour faire face aux risques sanitaires à l'interface entre l'homme et l'animal et l'environnement, notamment en élaborant des stratégies mondiales et des outils standards pour garantir une approche cohérente et harmonisée dans le monde entier.

Selon la Fao, l'interconnexion des activités techniques multisectorielles au niveau national avec d'autres programmes nationaux tels que les programmes de formation en épidémiologie de terrain et la formation en épidémiologie vétérinaire appliquée en service récemment développée facilitera la mise en œuvre pratique et durable d'un mécanisme/une organisation nationale multisectorielle de coordination. «Pour réduire les risques de zoonoses, il faut d'abord bien comprendre où et pourquoi les risques existent. Cette compréhension peut s'appuyer sur des évaluations des risques au niveau national », lit-on dans la note conceptuelle reçue au Journal de l'économie sénégalaise (Lejecos).

Selon Ousseynou Diop, assistant au représentant de la Fao au Sénégal, les maladies zoonotiques se transmettent entre les animaux et les êtres humains, plus des trois quarts des maladies infectieuses émergentes sont d'origine animale. Elles constituent souvent un risque pour la santé publique et interpellent les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l'environnement. Il a rappelé que conformément aux législations en vigueur, ces différents secteurs ont conduit de manière individuelle leurs propres analyses de risques afin de gérer les risques qui leurs sont propres. M. Diop souligne que l'analyse conjointe de risque constitue un concept qui marque une rupture de cloisonnement dans l'analyse du risque.

Les acteurs optent ainsi pour une démarche collégiale et inclusive pour l'atteinte des mêmes objectifs face aux zoonoses prioritaires. Cette nouvelle approche de l'évaluation conjointe des risques met fin à l'ancienne approche sectorielle. Elle permet de mettre en commun les notions, les outils et les concepts pour mener une évaluation plus globale et intégrée du risque dans une approche « One Health », a indiqué le représentant de la Fao.

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