Libye: La France et la Libye pour l'élargissement du dialogue avec l'ensemble des composantes de la nation libyenne

Paris — La France et la Libye ont affirmé mercredi l'importance d'élargir et d'approfondir le dialogue avec l'ensemble des composantes de la nation libyenne, à l'issue d'un entretien à Paris du président Emmanuel Macron avec le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj.

"Le président de la République a réaffirmé le soutien de la France au gouvernement d'entente nationale, avec lequel la France poursuivra sa coopération", a indiqué un communiqué de l'Elysée, soulignant les efforts de la France "pour rassembler les acteurs libyens autour d'une solution politique inclusive, menant dès que possible aux élections demandées par le peuple libyen".

Le président Macron, a ajouté l'Elysée, a réitéré sa volonté d'aider à construire la paix dans le cadre d'un processus politique en Libye, sous l'égide des Nations unies.

Pour mettre un terme à l'offensive militaire lancée vers Tripoli, le président français "a encouragé un cessez-le-feu sans conditions", soulignant "la nécessité de protéger les populations civiles".

"Dans ce contexte, la proposition a été avancée d'une délimitation de la ligne de cessez-le-feu, sous supervision internationale, pour en définir le cadre précis", a indiqué la présidence française, ajoutant qu'il a également été proposé de "mettre en place, dès les prochains jours, une évaluation du comportement des groupes armés en Libye, y compris ceux qui relèvent directement du gouvernement d'entente nationale, en lien étroit avec l'ONU".

Par ailleurs, les deux parties ont réaffirmé la nécessité de lutter contre toute activité terroriste.

Depuis l'offensive du maréchal Khalifa Haftar sur Tripoli, le gouvernement d'entente nationale a accusé la France de soutenir la partie adverse, dénonçant la duplicité de la diplomatie française.

Face à cette accusation, la France a engagé une offensive diplomatique pour se défendre et expliquer sa position vis-à-vis de la crise libyenne.

Le président Macron avait appelé Fayez al-Sarraj, pour lui faire savoir, de la façon la plus officielle, son "refus total" de l'offensive du maréchal Haftar.

Cependant, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a justifié dans une interview publiée vendredi par le Figaro le soutien de la France au maréchal Khalifa Haftar.

A la question du journaliste qui a voulu savoir si le soutien à Haftar était "fausse bonne idée", le MAE français a répondu : "Je vous laisse juge", soutenant que "l'Armée nationale libyenne (que dirige le maréchal Haftar) contrôle une grande partie du territoire. Et dans le camp de ses opposants, on trouve parmi les miliciens des responsables de hold-up, des spécialistes de la prédation et des djihadistes".

Le chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) libyen, Fayez al-Sarraj, est en visite en France dans le cadre d'une tournée dans des capitales européennes en vue de réunir des soutiens et faire dissiper les divisions internationales vis-à-vis de la crise libyenne, exacerbée par l'agression des troupes menées par Khalifa Haftar contre la capitale libyenne Tripoli.

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