Burkina Faso: Dialogue politique - Soyons des forces de propositions et non des forces de critiques

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a invité l'ensemble de la classe politique à un dialogue national. L'objectif, ici, est d'examiner les défis auxquels fait face le Burkina Faso et de dégager de bonnes perspectives pour le pays dont les fils et filles, depuis l'insurrection populaire d'octobre 2014, sont restés divisés.

C'est pourquoi, personnellement, je salue l'initiative du chef de l'Etat et l'encourage à aller jusqu'au bout. C'est déjà un acte de sagesse, de reconnaître que le pays va mal et d'appeler toutes les forces politiques en présence, à un dialogue. Cela n'avait que trop tardé. Car, cela fait déjà trois ans que le Burkina est en crise.

En effet, pendant que les terroristes et autres forces du mal frappent aveuglément, le front social reste toujours en ébullition si fait que quelqu'un a pu dire du Burkina qu'il était devenu un chaudron. Certains partenaires ayant pris la clé des champs, l'économie nationale a pris un sérieux coup.

Et comme pour ne rien arranger, les conflits communautaires prennent de plus en plus de l'ampleur, mettant à mal le vivre-ensemble dont se gargarisait notre pays depuis des décennies. Pour toutes ces raisons, le dialogue politique initié par le numéro un des Burkinabè, a toute sa raison d'être.

Et le deuxième vice-président du parti au pouvoir, ne dit pas autre chose quand il dit ceci : « Notre pays est à la croisée des chemins et ses leaders politiques, tous bords confondus, n'ont pas droit à l'erreur ». C'est tellement bien dit que je ne peux trouver à redire si ce n'est demander à tous, pouvoir comme opposition, de faire preuve de responsabilités.

La critique pour la critique ne sert à rien

Il ne faut pas que le dialogue se transforme en une foire d'empoigne. Ce n'est pas le lieu pour les uns et les autres de venir avec les revendications. Non, telle n'est pas ma compréhension des choses. C'est plutôt le lieu d'examiner sérieusement les difficultés auxquelles fait face le pays afin d'y apporter des solutions idoines.

Pour cela, je souhaite que les uns et les autres fassent des propositions concrètes plutôt que de passer le temps à se fendre en diatribes. Car, il y a un temps pour critiquer, mais il y a aussi un temps pour faire des propositions constructives. Je le dis parce que si la maison Burkina va mal, nous allons tous en pâtir et ceux-là mêmes qui pensent qu'ils se tireront d'affaire, en seront sans doute les premières victimes.

Qu'ils se le tiennent donc pour dit. Soyons des forces de propositions et non des forces de critiques. Car la critique pour la critique ne sert à rien. Quant au pouvoir, il doit retenir qu'il ne suffit pas seulement d'initier un dialogue.

Il faut faire en sorte que les propositions que feront les uns et les autres, soient prises en compte pour ne pas donner l'impression qu'il s'agissait d'un simple « marketing politique » destiné à divertir l'opinion. Le Burkina Faso n'a pas besoin de ça. Il a tellement de problèmes qu'il n'en peut plus de supporter les turpitudes des hommes politiques.

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