Afrique Centrale: Sécurité transfrontalière - La Cemac en mode intégration

nC'est la substance de la réunion tenue mercredi à Douala par les ministres de la sécurité et de l'émi-immigration

Ils étaient tous là, autour de Martin Mbarga Nguélé, Délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn) du Cameroun, les ministres de la sécurité et de l'émi-immigration de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), pour la réunion du comité ad hoc relevant de leur compétence. Ils étaient assistés, pour la circonstance, par le représentant du président de la Commission de la Cemac, Niama Michel, commissaire en charge du Marché commun, et par celui du secrétaire général d'Interpol.

Pour Martin Mbarga Nguélé, il s'agissait de faire le point sur la sécurisation de l'espace communautaire. Un espace désormais attaché, de par la volonté des chefs d'Etat membres de la Cemac, à la libre circulation des hommes et des biens. Avec pour objectif principal, mettre en œuvre la feuille de route consensuelle de cette libre circulation. L'accord d'assistance signé en 2013 avec Interpol pour la mise en service, dans des postes frontaliers, de matériels à même de permettre la lecture des documents est à cet égard essentiel. Le budget alloué pour l'acquisition de ces matériels est de près de quatre milliards de F.

D'autant qu'il donnera désormais aux agents en poste de faire des recherches en temps réel pour le contrôle, la surveillance et la détection des individus et des biens. Pour une circulation sereine et harmonieuse dans la zone Cemac. Cette rencontre doit donc consacrer de manière effective l'accord entre la Cemac et Interpol pour la sécurisation des frontières, et pour un flux de voyageurs mieux contrôlé et maîtrisé dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière.

Le représentant du commissaire en charge de la Cemac ne dit pas autre chose. Si le processus d'intégration a connu de nombreuses difficultés, il n'en reste pas moins que la libre circulation des personnes et des biens est un pilier essentiel de cette démarche. Plusieurs textes ont été pris et adoptés, mais le suivi sur le terrain pose problème.

D'où le coup d'accélérateur donné par les chefs d'Etat avec l'application de l'acte additionnel pour la suppression des visas, matérialisant ainsi l'ouverture des frontières et la libre circulation des personnes et des biens.

Mais ces frontières doivent être sécurisées pour faire de l'espace Cemac un réel espace de liberté. Et de revenir sur la problématique du passeport biométrique Cemac sécurisé. A ce jour, seuls quatre pays sur six l'ont implémenté. Les autres devraient suivre d'ici la fin de l'année.

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