10 Mai 2019

Sénégal: Revue annuelle de contribution du ministère de la culture - Les acteurs denoncent la non-application de la loi des 1% de 1968

Le ministère de la Culture a tenu hier, jeudi 09 mai, son atelier de validation nationale du rapport de la contribution de la culture à la revue annuelle conjointe (RAC) 2019. Plateforme pour les acteurs de dénoncer la non-application de la loi des 1% de 1968 et pour le ministre de la Culture Abdoulaye Diop qui présidait la cérémonie de donner des pistes structurelles de promotion de la culture au Sénégal, dont le recours aux partenaires pour ne pas être dépendant du budget.

L'atelier de validation nationale du rapport de la contribution de la culture à la revue annuelle conjointe (RAC) s'est tenu hier, jeudi 9 mai. A l'occasion, Les acteurs ont soulevé des manquements et leurs différentes préoccupations, notamment le problème de moyens, de budget et autre manque d'infrastructures.

Ils ont également indexé le cas de la bibliothèque nationale inscrit à 200 millions sur le Programme triennal d'investissement public (PTIP), la situation de l'Ecole nationale des arts et métiers de la culture également, alors qu'au niveau de la dotation, beaucoup de choses restent à faire.

En réponse, il a été indiqué que c'est la grande préoccupation du ministère de la Culture concernant l'ineffectivité de l'application de la loi de 1968 dite loi du 1% qui veut que ce taux soit consacré aux constructions des bâtiments, comme l'a indiqué Birame Niang, secrétaire général du ministère de la Culture.

Selon lui, il y a aussi le problème de la loi du mécénat qui devrait permettre aux entreprises de soutenir le secteur de la culture, mais l'absence d'un texte qui permet de déduire les sommes qu'ils mettent dans la culture au niveau fiscal fait que ces sommes n'arrivent pas.

Prenant la parole, le ministre de la culture Abdoulaye Diop dira : «le budget est une intention, cependant la réalité, c'est la trésorerie». Avant d'ajouter : « Mais je crois que nous avons des éléments pour améliorer cette loi de 1968, il suffit de l'appliquer pour que la vie du monde culturel s'améliore », rassurera le ministre.

Avant d'inviter tous les acteurs du monde de la culture à coordonner les forces : « Faisons l'effort, travaillons ensemble en toute intelligence pour voir comment est-ce que on peut amener les projets de plus en plus à payer. On n'a pas besoin d'attendre des budgets, on a ce qu'il faut nécessairement pour relever toutes les centres culturels, le cinéma, la mode...

Cet argent sera partagé avec les différents acteurs ». Non sans indiquer que « Nous devons être de moins en moins dépendants du budget parce que nous avons une coopération très élargie en ce concerne la culture.

Je pense qu'il n'y a pas autant d'argent disponible. Le président de la République a montré toute sa bonne volonté, ces trois dernières années, en doublant le budget, mais les acteurs doivent encore pousser avec les partenaires, nous sommes dans un monde ouvert ».

Pour conclure, l ministre Abdoulaye Diop fera savoir qu'au Sénégal, « On parle de plus en plus d'équité, et si on dit qu'il y a urgence avec les centres culturels des régions, moi je suis d'avis qu'on doit pouvoir les aider parce que si tout le monde est citoyen à part entière, la concentration ne peut pas être que là ». Ce qui le poussera à dire : « Nous avons des compatriotes à Tamba, Ziguinchor et Matam, ces gens là, il faut voir comment on peut améliorer leur quotidien ».

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