Cote d'Ivoire: Duekoué - Les cadres du Cavally et du Guemon désavouent Simone Gbagbo

Si elle pensait, par les graves propos qu'elle a proférés récemment à Duékoué, pouvoir gagner la sympathie du peuple wê et en récolter des dividendes politiques, eh bien, c'est raté pour Simone Gbagbo ! Hier, les cadres et élus du Cavally et du Guémon l'ont publiquement et fermement désavouée.

A l'hôtel du District où ils se réunis, ils ont ouvertement blâmé le discours de la division et de la haine distillé comme du venin par la femme de Gbagbo sur leur terre. C'était en présence de la ministre Anne-Désirée Ouloto, des têtes couronnées, des femmes et des jeunes des deux régions ciblées par l'ancienne prisonnière.

Au nom des cadres et élus du Cavally et du Guémon, c'est Séverin Benoit Baillet, maire de Guiglo, qui prenant la parole a dénoncé les propos jugés « indésirables et inopportuns » de l'ex-première, « à un moment où le peuple wê qui a tant souffert renoue durablement avec la paix ».

Pour lui, le génocide qui est la destruction méthodique d'un groupe humain de même race, langue, nationalité ou religion, par racisme ou par folie, ne saurait s'apparenter aux faits, certes douloureux, que cette partie de la Côte d'Ivoire q selon lui qualifier les faits douloureux que cette partie de la Côte d'Ivoire a vécus.

Et l'intervenant de rappeler que la crise qu'a connue la Côte d'Ivoire a eu pour conséquence malheureuse de nombreuses pertes en vies humaines dans toute la Côte d'Ivoire. L'ouest, selon le maire de Guiglo, n'a pas été épargné.

« Dans les régions du Cavally et du Guemon, des centaines de familles wê ont été endeuillées par cette guerre fratricide.

Ces tueries qui nous ont tous affligés durant de nombreuses années et que nous déplorons tous ne peuvent pas à notre humble avis être qualifiées de génocide car, non préparées, non programmées ou planifiées contre le peuple Wê », a précisé l'intervenant. Il reconnait que la guerre a eu des conséquences désastreuses sur le Cavally et le Guémon.

« Nos régions ne méritent, pas aujourd'hui de faire l'objet d'un quelconque fonds de commerce politique ni par madame Gbagbo, ni par d'autres politiciens en quête de notoriété », a-t-il martelé.

Pour lui, le moment a été mal choisi par l'ex-première dame, étant donné que sur le terrain, les élus et cadres s'emploient à panser les plaies des populations et à engager les deux régions sur la voie de la réconciliation et du développement.

Ce que les deux régions veulent, à l'en croire, c'est le développement et donc les écoles, les routes, l'adduction d'eau, l'électrification villageoise. Le peuple wê montre là sa maturité et surtout qu'il a retenu la leçon du passé.

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