13 Mai 2019

Congo-Kinshasa: La FAO accompagne la RDC dans le développement écologique et durable du bambou

Le Programme National Bambou a organisé, avec l'appui de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'agriculture (FAO), un atelier d'évaluation du processus d'adhésion de la République Démocratique du Congo au Réseau International du Bambou et de Rotin (INBAR).

C'était le vendredi 10 mai dernier à Kinshasa, en présence du Directeur adjoint du cabinet du Ministre de l'agriculture, M. Charly Masengu. Ce projet d'adhésion a été lancé par le gouvernement congolais depuis 2016 dans le but d'accroître le bien-être des producteurs et des utilisateurs de bambou dans le contexte d'une gestion durable du capital des ressources et au moyen de la consolidation, de la coordination et de l'appui à la recherche et au développement stratégiques et adaptatifs. C'est au courant de cette année que le gouvernement a décidé de se replonger dans ce projet jugé bénéfique pour l'accroissement des ressources financières du pays, étant donné que le bambou est reconnu depuis quelques années comme source de production ayant plusieurs vertus et potentialités.

Environ 40 participants issus des différents ministères sectoriels (Ministères des Affaires étrangères, de l'Environnement, PME, Industrie, Genre et famille, Développement Rural), les délégués de la Présidence de la République et de la Primature, les organisations internationales et Onusiennes ainsi que les représentants des organisations de la société Civile, avaient aussi répondu à cette invitation.

Il appert que le bambou ait été négligé et non pris en compte, à sa juste valeur, alors qu'il regorge à lui seul plusieurs propriétés. Plante à usages multiples et susceptible de pousser sous presque tous les climats et sur les sols les plus pauvres, le bambou contribue également à la lutte contre la pauvreté. Dans les milieux ruraux, il est constaté que le bambou sert à multiples usages tel que la fabrication des ustensiles de cuisine, du papier, etc. Ce qui peut mener à la création d'emplois car, cet ouvrage nécessiterait une main d'œuvre abondante, plus particulièrement chez les jeunes et les femmes.

Reconnaissant les immenses potentialités du Bambou pour l'amélioration des revenus en milieu rural, le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), en collaboration avec le Centre des Recherches pour le Développement International (CRDI), a financé et contribué à la mise en place de l'Organisation Internationale du Bambou et du Rotin (INBAR).

Pourtant, selon certaines études, la RDC est confrontée à un taux de déforestation élevé, passé de 0.44 pour la période de 2000 à 2010 à 1,25% pour la période de 2010 à 2014 (Document portant sur le niveau d'émissions de référence des forets en RDC, FAO).

Ce taux est en pleine augmentation à cause de l'agriculture sur brûlis, la coupe des bois énergie et l'exploitation anarchique de la forêt Congolaise (industrielle ou artisanale).

La RDC est ainsi placée parmi les dix pays perdant sa couverture forestière chaque année. Reconnaissant que le bambou constitue le plus important produit forestier non ligneux susceptible d'atténuer les pressions anthropiques exercées sur les forêts, le Gouvernement de la RDC, à travers le Programme National Bambou (PNBC) avec l'appui technique et financier de la FAO, avait élaboré et finalisé en 2018 une note d'orientation du programme national bambou qui illustre par secteur d'activité, la volonté manifeste du gouvernement à promouvoir l'utilisation du bambou dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et la protection environnementale pour un développement durable.

Nouvelles recommandations

C'est dans cette optique de rénovation des politiques agricoles que le Gouvernement, à travers son Ministre de l'Agriculture, a sollicité l'adhésion à l'INBAR afin de bénéficier du statut d'Etat membre. Il est donc urgent que tout soit mis en œuvre pour que la RDC puisse jouer réellement son rôle de contribuer à la lutte contre l'altération de l'écosystème mondial, d'après le représentant du Ministre de l'Agriculture, Charly Masengu.

"La RDC se félicite d'organiser cet important atelier dont les résultats attendus sont de permettre aux participants d'avoir des connaissances approfondies sur le Traité d'INBAR, de maîtriser les différentes étapes et les avantages relatifs à la procédure d'adhésion, d'élaborer par les parties prenantes des stratégies de plaidoyer et d'instituer une commission chargée de suivi de l'exécution des recommandations issues des présents travaux afin d'arriver à l'adhésion effective de la RDC au Traité d'INBAR", a déclaré le Directeur de Cabinet Adjoint du Ministre de l'Agriculture.

L'Organisation Internationale du Bambou et du Rotin étant un réseau de développement multilatéral qui encourage la croissance écologique durable du Bambou depuis sa création en 1997, a eu un impact sur la vie des millions de personnes et dans le monde entier, dans la lutte contre la pauvreté.

C'est dans ce contexte que le Programme National Bambou avec l'appui de la FAO, avait organisé cet atelier d'évaluation du processus d'adhésion de la RDC à INBAR afin d'amplifier le travail amorcé en amont et parvenir à l'adhésion effective de la RDC d'ici la fin du second semestre de l'an 2019.

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