13 Mai 2019

Sénégal: Kaolack/El Hadji Tambédou sur la campagne de distribution des semences - «Nous avons accordé la clémence à l'état»

Le président d'honneur de la Fédération nationale des opérateurs stockeurs privés et transporteurs (Fnosp/t), El Hadji Tambédou qui se prononçait hier, dimanche, sur le démarrage de la campagne nationale de mise en place des semences agricoles a soutenu que « depuis l'affectation des agréments qui indiquent naturellement à chaque opérateur le poids qu'on lui accorde et la localité qu'il doit approvisionner, les opérations de mise en sac des graines se poursuivent sans relâche partout dans les zones abritant les magasins de stockage ».

Sauf que pour cette saison, les opérateurs ont préféré garder leur calme et refusé de réclamer quoi que ce soit, en ce qui concerne le reliquat restant de la somme due lors de la précédente année de mise en place des semences.

Ces opérateurs, poursuit-il « ont plutôt préféré se contenter que des 40 % de marge qui leur ont été déjà versés au courant de ces derniers mois, en guise d'avance sur le montant dû ».

Une attitude qui, selon El Hadji Tambédou, a été respectée par tous les opérateurs du Saloum dans le but de sauvegarder l'esprit partenarial qui « nous lie au gouvernement, mais pouvoir surtout accorder la clémence à l'Etat, le temps que la nouvelle équipe gouvernementale s'installe et démarre ses premières actions ».

Comme on l'a d'ailleurs constaté au niveau ministériel où tous les documents ont été intégralement signés et les activités déjà planifiées par la direction de l'Agriculture.

A 165 frs le kg, les producteurs se lamentent, les opérateurs calment le jeu

Dans toutes les régions du pays, les producteurs ont cependant du mal à accepter les 165 Frs fixés par kilogramme de semence d'arachide écrémée, les 189 pour la variété R2, 175 pour la variété R3 et les 210 fixés à la variété R1, mais aussi les 148.000 Frs exigés cette année pour l'échange d'une tonne d'engrais à moindre densité.

Les femmes sont les premières à décrier cette hausse survenue, cette saison, sur le marché des semences et intrants.

Et elles craignent beaucoup pour leur survie cette année dans ce secteur agricole. Les seuls à ne pas être ébranlés par la situation demeurent les opérateurs privés ou les producteurs doublés d'une casquette d'opérateurs.

Compte tenu de la présidentielle qui vient de prendre fin au mois de février dernier et des autres grands évènements politiques qui se sont succédé entre temps, ces acteurs justifient la flambée du prix des semences par une impossibilité de l'Etat et son ministère de l'Agriculture de disposer suffisamment de temps afin de mieux statuer sur cette question des prix et prendre les décisions conformes.

Mais également d'un sacrifice auquel chaque producteur devait recourir pour aider l'Etat à stabiliser le prix au producteur à chaque édition de la campagne de commercialisation. Comme il est le cas cette année où l'Etat, malgré les 145 Frs exigés sur le marché mondial, s'est arrangé à stabiliser le prix à 210 Frs.

Sénégal

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