Congo-Kinshasa: Formation de l'équipe gouvernementale - La vigilance s'impose

Le prochain gouvernement doit éviter des personnes soupçonnées d'atteintes aux droits de l'Homme. En tout cas, c'est le souhait de l'Ong Amnesty international, exprimé mardi 14 mai 2019 vis-à-vis du président congolais, Félix Tshisekedi. Cette Ongdh demande à ce dernier de « veiller à ce qu'il n'y ait pas de place dans son gouvernement pour des personnes soupçonnées d'atteintes aux droits humains ».

Pour Amnisty international, le Parlement et les autres institutions pertinentes doivent vérifier minutieusement les antécédents de toute personne pressentie pour un poste dans la fonction publique afin d'écarter les responsables présumés de crimes relatifs aux droits de l'Homme, au regard du droit national et international. Ce, en attendant l'issue des enquêtes et des procès qui les concernent.

D'après la directrice du programme Afrique de l'Est, Corne de l'Afrique et Grands Lacs à Amnesty International, Joan Nyanyuki, des personnes soupçonnées d'avoir participé à des atteintes aux droits humains tenteraient probablement d'entraver ou de couvrir les enquêtes sur leur rôle dans ces crimes.

« Le nouveau président a été l'instigateur de changements positifs depuis son arrivée au pouvoir en janvier, notamment la libération des détenus, la fin de l'interdiction des manifestations et des rassemblements politiques, et l'autorisation de retour accordée aux dirigeants de l'opposition en exil », a déclaré Joan Nyanyuki sur les antennes de Radio Okapi.

Selon elle, la population congolaise veut la « justice » et la « redevabilité » pour les infractions passées. «La population congolaise veut que toutes les personnes soupçonnées d'atteintes aux droits humains-y compris les membres de l'ancien gouvernement, les militaires, les policiers et les agents de renseignement-soient amenées à rendre des comptes », a-t-elle ajouté.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Congo-Kinshasa

Plus de: Le Potentiel

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.