14 Mai 2019

Congo-Kinshasa: Rebondir après un licenciement de la MONUSCO

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo prévoit de supprimer 760 postes d'ici fin juin. Un congolais ancien employé de l'organisation témoigne de sa nouvelle vie professionnelle après l'ONU.

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo prévoit de supprimer environ 760 postes, dont les trois quarts sont occupés par des Congolais, d'ici la fin juin. Cette annonce de Leïla Zerrougui, cheffe de la mission onusienne, a suscité beaucoup d'inquiétudes dans les familles des agents de la Monusco. Beaucoup se demandant ce qu'ils feront après la perte de leur emploi. À Goma, un ancien fonctionnaire des Nations unies a accepté de se confier à la DW et d'expliquer comment il a réussi à s'organiser après une fin sa carrière provoquée par la réduction du budget de la mission.

S'informer

Nous le rencontrons au quartier Kyeshero de la ville de Goma. Ici, à environ dix kilomètres du centre-ville, on peut voir de nouveaux immeubles, des routes en pleine réhabilitation. C'est là qu'habite Sylvestre Kilolo, ancien agent de la Monusco. Avec son visage jovial et calme, Sylvestre est venu à notre rencontre dans un endroit de son choix. Une terrasse où les voisins prennent leur pause en buvant quelques gorgées de bière.

Après avoir servi la mission onusienne pendant 14 ans, il a réussi à mettre en place cet établissement pour pouvoir continuer à nourrir sa famille. "La famille s'est organisée afin de pouvoir faire une activité génératrice de revenus", raconte-t-il. "Le temps pour moi de courir à gauche et à droite pour voir ce qui pouvait encore s'offrir."

Revoir son niveau de vie

Sylvestre Kilolo était commis à la Division de l'information publique de la Monusco à Goma. Il admet que cet emploi lui a permis de bien vivre. Mais désormais, ses revenus plus faibles ne lui permettent plus de conserver le même standing. Malgré tout, Sylvestre se dit fier d'habiter dans sa propre maison. "Nous y avons mis des moyens. Nous avons réfléchi et trouvé qu'avec nos petits revenus à la Monusco, nous pouvions avoir une propriété privée. Ce n'est pas négligeable, c'est de l'argent."

L'expérience n'est pas qu'économique pour cet ancien fonctionnaire des Nations unies. Pour lui, c'était aussi une occasion d'apprendre et de progresser dans son métier. Il trouve normal qu'une mission de ce genre arrive à son terme. "J'ai été, entre 2004 et 2018, dans cette organisation pour servir et pour apprendre", estime-t-il. "Une mission a un début et une fin. Ça, les gens doivent l'accepter et chaque jour, vous devez dire : nous avons un mandat, une mission, nous avons tel objectif." Après avoir dû abandonner un travail bien rémunéré, nous dit Sylvestre, la vie doit continuer. Mais celui-ci estime que ses nouvelles compétences acquises à la Monusco seront désormais placées au service d'autres organisations.

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