Congo-Kinshasa: FCC-CACH, le bateau traîne - Fayulu accule, Katumbi arrive, Bemba signalé !

Il aura eu assez de temps, depuis son investiture, le 24 janvier 2019, pour composer un gouvernement et désigner son principal animateur. Toutes les tractations, apprend-on de plusieurs sources croisées, ont été menées à tous les niveaux.

Si bien que tout ne dépendrait plus que de lui. Alors pourquoi le gouvernement tarde-t-il à venir ? Mais, que veut, finalement, Félix Tshisekedi en refusant continuellement tel ou tel autre candidat que le FCC lui propose au poste de Premier Ministre? Est-il encore et toujours opposant politique ou a-t-il compris qu'à l'aune de l'alternance, l'importance de la charge qui est la sienne pour la gestion de la Res Publica, lui exige, à la fois, la minutie, la célérité et les résultats aux dates échues ?

Nouvelle saga...

L'évangile de la vérité des urnes continue. Fayulu ne lâche pas. Déjà, à Kisangani, il est allé plus loin jusqu'à brandir la menace d'une reprise imminente des manifestations de grande envergure, si jamais d'ici là, il n'était pas rétabli dans ses prestigieuses fonctions. Et, pourtant, œuvrant sous la même bannière de Lamuka dont il assume actuellement la présidence tournante, Katumbi ne verrait pas les choses de la même manière. Car, à tout prendre, il aurait, quant à lui, tourné la page de la recherche effrénée de la vérité des urnes et pour fixer, désormais, le cap sur les prochaines échéances à l'horizon 2023. Dans l'entretemps, Bemba, un autre leader de Lamuka, est annoncé à Kinshasa et dans les provinces, avec un discours pro-Fayulu.

Tout ceci serait de nature à envenimer le climat et à empoisonner l'embellie. Là où les Diongo, Diomi et autres Firmin Yangambi et Ne Muanda Nsemi sont sortis du contrôle pour le moins encombrant de leurs geôliers, toute tension politique, quelle que puisse être son intensité, ne pourrait que conduire inexorablement au recul de tous les paramètres considérés jusqu'ici, comme étant des acquis susceptibles de consolider la paix, l'unité, la cohésion et, surtout, la concorde nationale.

Allez à l'essentiel

Plus de trois mois après, Félix Tshisekedi n'est toujours pas parvenu, curieusement, à se doter d'une équipe gouvernementale à même de traduire dans les faits, l'essentiel de ses multiples promesses annoncées, depuis le 24 janvier 2019, le jour de son investiture.

Tantôt, il a été à l'étranger, plus précisément, aux USA, à Addis-Abeba, Nairobi, Lusaka, Kigali, Libreville, Kampala. Tantôt, il a été, tour à tour, à l'intérieur du pays où il s'est rendu, comme tout le monde le sait, à Lubumbashi, Goma, Beni, au Kongo Central et, tout récemment encore, à Kisangani, la ville martyre, sur les terres bénies, autrefois, désacralisées par les armées rwandaises ou ougandaise, du temps de l'invasion ou de l'agression contre lesquelles, Mzee Kabila s'était battu jusqu'à la moelle épinière pour le triomphe de la souveraineté de la RD. Congo.

Mais, sur toute la ligne, même si nombreux sont ceux qui l'en félicitent et décryptent, derrière ses faits et gestes, la véritable volonté politique de donner une autre image du Grand Congo, il y a tout de même des inquiétudes, quant à la question de la gouvernance du pays.

Comment aller de l'avant, concrétiser son programme d'urgence en l'absence de sa propre équipe appelée à l'y aider ?, s'interroge-t-on, dans tous les cénacles politiques sur l'ensemble du pays.

C'est bien beau de se livrer à tous les exercices. Mais, l'essentiel, en tout cas, reste à côté tant que la coalition FCC-CACH n'aura pas réussi à décoller, en embouchant les trompettes de la gestion responsable du pays, loin de toute complaisance et de l'alchimie de la cacophonie superfétatoire au sommet de l'Etat. Si, du côté de Kabila, l'on dit que tout est fait, doit-on penser que c'est Félix Tshisekedi qui bloque la machine ? Mais, pour quelles raisons et pour gagner quoi ? Puisqu'en définitive, il en sera comptable... L'histoire le jugera à la pièce.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Congo-Kinshasa

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.