Sénégal: Boubacar Sabaly - «Nous souhaitons que ce classement des hôtels ne soit pas un effet d'annonce»

Les travaux du classement des établissements hôteliers du Sénégal ont été lancés par le ministère du Tourisme afin de rendre plus visible et attractive la destination sénégalaise. Une démarche que les acteurs évoluant dans ce secteur ont beaucoup approuvée tout en souhaitant son aboutissement.

De l'avis de Boubacar Sabaly, président du syndicat d'initiative et de tourisme de Thiès et Diourbel, une destination qui se veut crédible doit avoir une certaine visibilité et une normalisation de l'exercice de la fonction.

«Le classement des établissements hôteliers du Sénégal est une demande de la profession qui date de très longtemps. Une destination qui se veut crédible doit avoir une certaine visibilité et une normalisation de l'exercice de la fonction.

Aussi bien pour l'économie que pour le tourisme, il est important que le secteur soit assaini, réglementé et que chaque acteur qui doit mouvoir dans cette activité respecte les critères d'éligibilité.

On se félicite du fait que dès son arrivée, le ministre du Tourisme et des transports aériens Alioune Sarr a pris à bras le corps ce problème qui date de longtemps.

Nous souhaitons que cela ne soit pas un effet d'annonce, c'est-à-dire qu'on démarre les travaux et qu'on s'arrête. Le Sénégal s'active dans le tourisme depuis plus de 40 ans. Pour moi, notre pays devrait engranger beaucoup plus de business que ces 400 milliards.

Je pense que nous sommes à un niveau très faible par rapport au nombre de réceptifs. Parce qu'on a recensé 910 hôtels sans compter les restaurants et les agences de voyages et locations de voiture. Donc, c'est une activité industrielle très importante qu'il faudrait appuyer si on veut vraiment que le tourisme joue son rôle.

Ce secteur ne devrait plus être en train de décoller mais devrait être en phase de développement .Maintenant il faut s'arrêter, regarder ce qui s'est passé, analyser les contraintes pour apporter des correctifs.

Je pense qu'un des éléments qui impactent négativement c'est le transport aérien qui coûte aujourd'hui très cher.

Il n'y a plus de vols charter. Il n'y a que des vols réguliers. Donc, nous avons un développement du parc hôtelier et des réceptifs et agences de voyage qui constituent des contraintes majeures qu'il faudrait réactiver et réglementer surtout.

D'ailleurs, depuis 1993, on est en train de vouloir mettre en place la police touristique qui a du mal à voir le jour parce que tout simplement le budget et les moyens font défaut. Le nouveau ministre veut réactiver cette police touristique. Je pense que cela contribuerait vraiment à sécuriser les clients ».

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