Sénégal: Nouveau code forestier - La CNCR prône la sensibilisation des populations

Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), en partenariat avec le ministère de l'Environnement et du Développement durable, a tenu hier la première journée de son atelier de deux jours (mardi 14 et mercredi 15 mai 2019), sur la gouvernance responsable des forêts à la lumière de la loi numéro 2018-25 du 12 novembre 2018 portant nouveau Code forestier.

Ce conclave a pour objectif de partager les orientations et dispositions du code afin de favoriser la mobilisation de l'ensemble des acteurs pour sa mise en œuvre effective, l'enjeu majeur étant la préservation des ressources ligneuses.

L es forêts font partie des ressources de base qui permettent aux populations qui pratiquent des activités agro-pastorales de se mouvoir dans leur propre domaine, dit Nazirou Sall, président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR).

Il s'exprimait lors de l'atelier sur la gouvernance responsable des forêts à la lumière de la loi numéro 2018-25 du 12 novembre 2018 portant nouveau Code forestier.

Une rencontre dont l'objectif est de partager les orientations et dispositions de ce code afin de favoriser la mobilisation de l'ensemble des acteurs pour sa mise en œuvre effective.

En effet, aujourd'hui, la coupe abusive de bois a des conséquences environnementales inestimables. Et, sans forêt, il n'y a pas d'agriculteur, ni forestier, encore moins d'éleveurs, fait-il remarquer.

Rien qu'en 2010, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estimait que le couvert végétal du Sénégal s'est grandement réduit avec une baisse du potentiel ligneux de 15 millions de m3, correspondant à une dégradation de 40.000 milles hectares de forêt.

C'est ce qui est à l'origine du dérèglement climatique et de l'avancement du front agricole. Pour Nazirou Sall, président du CNCR, l'enjeu majeur, c'est la préservation de ces ressources naturelles pour pouvoir s'en servir minutieusement par la concertation et le consensus.

Et cela, en informant et conscientisant les citoyens par rapport au nouveau Code forestier, son contenu... «D'où la tenue de cet atelier. Nous allons créer les conditions pour aider les populations à comprendre ce qui est dans ce code», ajoute-t-il.

Prenant la parole, Mamadou Saliou Sow, venu représenter le ministre de la Justice, a relevé que «la gestion responsable et durable des ressources naturelles est l'une des priorités du Plan Sénégal émergent. Nous sommes tous interpellés quant à leur protection, leur renouvellement et leur gestion durable», dira-il.

A l'en croire, «la dégradation de la forêt est une préoccupation au cœur de toutes les politiques publiques de développement durable dans l'intérêt supérieur des générations présentes et futurs. Donc nous n'avons point le droit de compromettre les destinées».

Juliette Zingha, député à l'Assemblée national et membre du Réseau des parlementaires pour la protection de l'environnement est revenu sur les décrets d'application qui doivent permettre l'applicabilité du nouveau Code forestier.

«Cela dit, il faudrait, au niveau national, sous régional et international, qu'on puisse s'adapter par rapport au changement du climatique et favoriser une synergie de groupe chez les acteurs que sont les populations».

A son avis, pour une meilleur adaptation, il faudrait que les collectivités locales s'assument, en ayant des moyens d'accompagnement qui leurs permettront de faire respecter les textes. «Je sais que ce sont des ressources naturelles, les populations peuvent en profiter, mais il faut le faire de manière rationnelle.

Lors du référendum de 2016, il était question de faire retourner tous ce qui est retombées financières aux ressources naturelle qui proviennent des collectivités.

Avec ce code, la sanction contre le trafic de bois est corsée aujourd'hui, mais aussi on incrimine tous ce qui est association de malfaiteur par rapport au trafic de bois.

Il y a également une évolution parce qu'il n'y a que des peines d'emprisonnement et des amandes allant jusqu'à 30 millions».

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