16 Mai 2019

Congo-Kinshasa: Conférence mondiale « Women Deliver » 2019 - La RDC affûte ses armes

La réunion préparatoire a visé à sensibiliser les participants aux enjeux de la participation de la RDC à la Conférence mondiale « Women Deliver » 2019. Celle-ci regroupera quelque 7 000 personnes venant de 160 pays.

La République démocratique du Congo participera, du 3 au 6 juin 2019, à Vancouver au Canada, à la Conférence mondiale « Women Deliver » 2019, placée sous le thème « Pouvoir-Progrès-Changement ». Elle examinera l'influence de trois niveaux de pouvoir : individuel, structurel et transformationnel.

Au total, 7 000 participants venant de 160 pays sont attendus à cette conférence. Une réunion préparatoire a été organisée mardi 14 mai au Cercle de Kinshasa, avec l'appui de l'ambassade du Canada en République démocratique du Congo. But visé : sensibiliser les participants aux enjeux de la participation de la RDC à ces assises.

Les participants ont été repartis en cinq groupes sur les thématiques clés pour en dégager les priorités (les nouvelles techniques de l'information et de la communication, l'éducation, la santé, participation politique et à la prise de décision, l'autonomisation économique des femmes et filles, l'environnement). Il s'en est suivi des échanges en plénière qui ont permis d'identifier les priorités et les attentes des uns et des autres pour les douze prochains mois. Au maximum, trois priorités par thème seront retenues en vue d'une feuille de route. Un comité sera mis en place pour suivre la mise en œuvre de cette feuille de route et pourrait se réunir une fois le trimestre, en plus de l'évaluation des résultats douze mois après. Cette réunion a également été l'occasion de présenter le nouveau projet « Voix et leadership des femmes et des filles en République démocratique du Congo ».

Financé par la coopération canadienne et exécuté avec l'appui du Centre Carter, ce projet est mis en œuvre par les ONG de la Société civile. Il s'étale sur cinq ans (2018-2023) avec trois années consacrées aux activités sur le terrain.

La secrétaire générale au Genre, à l'Enfant et à la Famille, Mme Adrienne Bin Wana, qui a clôturé ces assises, a dressé un tableau sombre de la situation de la femme congolaise qui, a-t-il dit, n'est pas de plus reluisante.

« Avec un indice d'inégalités de genre des plus élevés, le contexte de la RDC est caractérisé par de fortes disparités dans la quasi-totalité des domaines de la vie », a argué la secrétaire générale au Genre. Avant de relever que « pour renverser la tendance et promouvoir l'égalité des sexes, et donner plus de droits et de chances aux femmes et filles, notre pays a adhéré à plusieurs instruments juridiques sous-régionaux, régionaux et internationaux ». Il a aussi intégré les recommandations de ces différents instruments juridiques dans son arsenal juridique interne. « Notre pays prend aussi une part active à toutes les initiatives organisées à travers le monde pour promouvoir les droits de la femmes et de la jeune fille, et partager les expériences avec les autres pays du monde, comme il en sera le cas à Vancouver au mois de juin prochain », a-t-elle poursuivi.

Enfin, Mme Bin Wana a noté que les objectifs de la conférence « Women Deliver » cadrent bien avec les préoccupations du gouvernement de la RDC dans toutes les thématiques retenues et qui ont été soumises aux débats et échanges lors de cette réunion préparatoire. Elle a exhorté les délégués de la RDC à la Conférence de Vancouver d'être à la hauteur des attentes du peuple congolais dans la mesure où ils disposent, grâce au résultat de la réunion préparatoire, d'arguments valables pour une participation efficace à cette conférence internationale. Elle a dit espérer que les conclusions de celle-ci seront vulgarisées en RDC pour une appropriation par tous.

De son côté, la conseillère spéciale du chef de l'État en matière de la jeunesse, du genre et de la lutte contre les violences faites à la femme, Mme Chantal Yelu Mulop, présente à cette rencontre, a fait savoir que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est préoccupé par les problèmes des violences sexuelles. « C'est pour cette raison qu'il envisage de mettre sur pied des plates-formes pour lutter contre ce fléau et qui visent la 'tolérance zéro' », a révélé Mme Yelu Mulop.

L'ambassadeur du Canada en RDC, Nicolas Simard, qui a ouvert la réunion préparatoire, a présenté la Conférence mondiale « Women Deliver ». « C'est un mouvement mondial visant à faire progresser l'égalité des sexes, en accordant une attention particulière à la santé maternelle, sexuelle et génésique et aux droits », a relaté le diplomate canadien.

« Si beaucoup de progrès ont été réalisés sur la situation de la femme congolaise, il reste cependant beaucoup à faire », a-t-il fait observer. Dans la foulée, il a relevé que l'indice d'inégalités de genre est l'un des plus élevés, le contexte de la RDC étant caractérisé par de fortes disparités dans la plupart des domaines de la vie. « Pour lutter contre ce fléau, nous avons besoin de la participation de tous », a-t-il soutenu.

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