Congo-Kinshasa: Reprise de la grève - Des agents de l'ex-OCPT réclament le départ du DG Umba !

C'est depuis le jeudi 2 mai 2019 que cadres et agents de la Société Congolaise des Postes et Télécommunications (SCPT) observent un énième arrêt de travail. Et le mardi 14 mai 2019, le mouvement s'est radicalisé.

Ils réclament 4 mois d'arriérés des salaires pour ceux de Kinshasa (février, mars, avril et mai 2019) et 15 mois pour ceux de l'intérieur. Malgré le compromis du début d'année entre le banc syndical et l'employeur, ce dernier n'a pas respecté son engagement d'apurer les arriérés et de régulariser la paie.

On pouvait lire sur la banderole déployée devant le bâtiment administratif, sur le boulevard du 30 juin, que leurs revendications s'articulent autour de trois axes : le paiement des salaires (4 mois/Kin et 15 mois en provinces), l'audit de la gestion du Directeur général intérimaire Umba Patrick, et enfin le départ du Comité de gestion qu'il pilote. Le spectacle des chants hostiles à la haute direction de l'entreprise, des rameaux, ont repris devant le siège de l'OCPT.

Selon les permanents syndicaux, il y aurait opacité sur la quote-part de la SCPT dans la vente de Standard- Télécoms, laquelle s'élèverait à plus de 4.000.000 de dollars américains, opération non enregistrée dans le livre de caisse de la direction financière. On parle également d'un contrat léonin de plus de 4.000.000 de dollars américains signé avec la société Airtel pour la fibre noire. Comme si cela ne suffisait pas, on laisse entendre que Patrick Umba aurait verrouillé tous les « points stratégiques » de la SCPT, en y plaçant des proches au titre ronflant de Consultants, avec des salaires faramineux, supérieurs à ceux des directeurs en fonctions. Dans la foulée, ils ont cité la direction financière, la direction informatique en charge de l'administration, le service clients, la facturation, le réseau de la fibre optique.

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