Congo-Kinshasa: Ruche d'abeilles !

Photo: FAO
Une abeille recueillant le nectar et le pollen se pose sur une fleur à Bulawayo, au Zimbabwe.

Délétère est le climat qui prévaut, présentement, en RD. Congo. Quatre mois après l'alternance démocratique intervenue au sommet de l'Etat congolais, le pays tarde à décoller véritablement, selon l'entendement de 80 millions d'âmes vivant à travers les 26 provinces du territoire national.

100 jours n'auront pas suffit pour le nouveau pouvoir de Kinshasa de résoudre le problème de fond. Celui de résorber la crise protéiforme en présence, d'ordre socioéconomique, politique, institutionnel et cetera, en plantant le décor d'un changement qualitatif et durable. Conséquence ? L'incertitude du lendemain plane, s'inquiète-t-on dans plusieurs milieux politiques et proches de la société civile. Comme quoi, la voie de sortie de cette crise, outre la tenue des élections généralisées au sommet de l'Etat, se veut entre les mains des acteurs, politiques ou non, internes et externes soient-ils, visibles et latents, qu'il faille identifier et avec qui, il convient au regard de ses responsabilités, d'opter pour la voie des concessions qui soient, à tout prix, bénéfiques pour le souverain primaire.

Ce qui n'est pas faux, les deux principaux acteurs politiques ayant le volant du pays entre leurs mains, en l'occurrence le nouveau Chef de l'Etat congolais, Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila, semblent ne pas convoler en justes noces, au vu des enjeux en présence. Primo, au sujet de la formation du gouvernement dont les discussions sont sans fin tirées en longueur. Bientôt, soit d'ici 8 jours, quatre mois de suspense auront été consommés dans les préambules à long terme, qui laissent perplexes plus d'un observateur. Secundo, eu égard à l'évidence qui appelle la méga coalition FCC-CACH à la cogestion des institutions nationales. Où loge, en effet, le nœud gordien de ce blocage ? Loin d'être borgnes et aveugles, sourds et muets, il va sans dire qu'en sa qualité de premier citoyen congolais, Tshisekedi fils est censé jouer un rôle de titan, et ce, en franche collaboration avec son prédécesseur Kabila, pour le destin du Congo Kinshasa, au sortir de cette fâcheuse crise qui aura, contre toute attente, trop duré.

Qu'on se le dise, deux adversaires méritent d'être bien gérés par le fils d'Etienne Tshisekedi, au-delà du peuple et de l'opposition radicale qu'incarnent Fayulu, Bemba et Cie. Il s'agit, en clair, du clan FCC à l'interne ; et à l'externe, de la communauté internationale, spécialement l'axe Euro-américain. Ce, d'autant plus que les cris de ralliement entre ces deux interlocuteurs restent jusqu'ici diamétralement opposés, et caractérisés par le "je t-aime. Moi, non plus". Dans cette perspective, à tout prendre, le vin étant tiré pour Tshisekedi Félix de coaliser, en lieu et place de la cohabitation suggérée par d'aucuns, bon gré malgré la quantité d'abeilles, insignifiante soit-elle, il y a lieu de ne pas ouvrir la ruche de ces abeilles, à l'heure de la réconciliation nationale et du développement. Que triomphe la sagesse.

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