16 Mai 2019

Soudan: La France se dit "préoccupée" par l'évolution de la situation au Soudan

Paris — La France est "préoccupée" par l'évolution de la situation au Soudan et condamne les violences des derniers jours à Khartoum, qui ont fait plusieurs morts et un grand nombre de blessés parmi les manifestants, a déclaré jeudi le Quai d'Orsay.

"Elle appelle toutes les parties à la retenue", demandant que "toute la lumière soit faite sur ces violences et exactions, dont les auteurs devront être poursuivis en justice", a précisé la porte-parole du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, Agnès Von Der Mühll.

Elle a ajouté que la France appelle les parties soudanaises à reprendre "sans délai" les négociations afin de "mettre en place un gouvernement civil de transition capable d'apaiser les tensions et d'apporter des réponses concrètes aux aspirations légitimes de la population".

"Les progrès récents dans les négociations entre le Conseil militaire de transition (CMT) et les Forces de la déclaration pour la liberté et le changement (FDLC) vont dans la bonne direction et doivent être poursuivis", a-t-elle estimé, soulignant que la France "forme le vœu que les autorités soudanaises comme l'opposition sauront prendre leurs responsabilités afin de préserver le caractère pacifique de la transition et ouvrir une nouvelle page de l'histoire du Soudan".

"Nous assurons tous les Soudanais que la France se tient à leurs côtés dans cette phase exigeante", a-t-on ajouté.

Le Soudan est en proie depuis le 19 décembre à un mouvement de contestation inédit en raison notamment, de la hausse du prix du pain avant de passer à la contestation politique ayant abouti à la déchéance du président Hassan Omar el- Béchir.

Depuis le début de ces manifestations, 90 personnes ont été tuées par les forces de l'ordre selon une association de médecins proche de l'ALC, tandis que le bilan des autorités fait état de 65 morts.

Des violences ont éclaté avant le début de la phase finale des discussions entre le Conseil militaire au pouvoir et les représentants de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de contestation. Cette phase doit porter sur la composition d'un Conseil souverain, l'une des trois institutions de la période de transition fixée à trois ans par les deux camps.

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