17 Mai 2019

Madagascar: Slam - Tokyo Harem mènera le slam de Toamasina à Paris

Remporter le championnat du monde de slam, les premiers pas commencent pour Tokyo Harem qui possède toutes les chances d'atteindre cet objectif dès le 29 mai à Paris. Portrait interview d'un jeune malgache d'aujourd'hui.

Ils et elles seront six à vouloir passer le premier tour de la coupe du monde de slam le 29 mai à Paris, plus précisément à l'espace Belle Ville. Parmi eux se trouve, Tokyo Harem, le représentant de Madagascar, gagnant du dernier slam National, Tokyo Harem. Un garçon qui fascine chaque fois qu'il aligne ses textes. Pourtant, ce n'est pas un vieux loup, plutôt un jeune bien dans sa peau et relatant sa société avec une liberté des mots assez intelligente et mature.

Tokyo Harem doit affronter cinq autres nationalités, Québec, Vietnam, Espagne, Italie et Belgique. Des champions et championnes également qui n'ont rien à envier avec le représentant de Madagascar. Il faut savoir que la Grande Île est déjà reconnue sur la scène internationale du slam. Tokyo Harem a accordé cette interview, histoire de mettre en perspective sa participation.

Madagascar n'a jamais emporté le championnat du monde malgré de multiples participations, qu'est-ce qui manquerait aux pratiquants et pratiquantes nationaux ?

Oui c'est vrai, mais nous sommes quand même bien placés grâce aux participations précédentes car il nous est arrivé d'être troisième et l'année dernière Madagascar est allé jusqu'en demi-finales d'après ce que je sais. Mais pour ce qui manque je l'ignore vu que pour moi ce sera ma première occasion d'y participer. Mais notre léger désavantage est juste que nous avons moins de temps de préparation par rapport aux autres surtout au niveau de l'envoi des textes qui doivent être déposés dès fin janvier or le championnat de Madagascar se déroule en décembre.

Qu'est- ce que vous allez proposer pour ce championnat du monde comme prestation ?

Rien de plus, rien de moins que ma poésie du texte de slam que j'ai écrit.

Pouvez- nous détailler votre parcours ?

En fait, comme beaucoup de slameurs malgaches j'ai commencé comme assistant à des scènes ouvertes. Pour moi, ça a commencé vers mes 17 ans. Puis en 2010, j'ai été émerveillé par des poètes de ma ville, représentant Tamatave pour le concours national. Et cela m'a motivé à travailler mes textes. Mais je n'ai pu y participer que vers 2013, depuis j'y participe chaque année sauf en 2017 pour des raisons personnelles.

Le slam est devenu une discipline, presque « underground », ou casé dans les rangs, où en est l'esprit de révolte contre les injustices, les interpellations politiques qui caractérisaient la verve des fondateurs de cette discipline ?

De mon point de vue, le slam est une discipline dont les possibilités sont infinies et le contenu du texte dépend surtout de la vision du slameur du monde qui l'entoure. Donc, elle ne se limite pas à une révolte, elle peut être un partage ou encore une exclamation d'une belle chose. Car chaque poète à sa définition du slam et sa façon de slamer, ce qui en fait un art libre. En tous cas, théoriquement.

Madagascar

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