17 Mai 2019

Sénégal: L'hypertension artérielle responsable de 80 % des décès entre 40 et 70 ans (officiel)

Dakar — L'hypertension artérielle (HTA) est responsable de 80% de la mortalité prématurée, qui renvoie aux décès survenant entre 40 et 70 ans, a révélé docteur Lanssana Sidibé, conseiller technique au ministère de la Santé et de l'Action sociale.

"Dans notre pays, la mortalité liée aux maladies non transmissibles, selon la dernière évaluation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est estimée à 41 %. Les maladies non transmissibles majeures, dont l'hypertension artérielle, sont responsables de 80 % de la mortalité prématurée, c'est-à-dire les décès qui surviennent entre 40 et 70 ans", a souligné docteur Sidibé.

Présidant vendredi la célébration de la Journée mondiale de l'hypertension artérielle, il a indiqué que cette pathologie "multiplie par sept à huit le risque d'AVC, par cinq le risque d'insuffisance cardiaque et par trois celui de la coronathérapie".

La Journée mondiale de l'hypertension artérielle est organisée sous l'égide de la Société sénégalaise de cardiologie (SOSCAR), Intra Health et l'ONG Path, sur le thème "Connaître sa tension artérielle".

Selon docteur Lansana Sidibé, cette patologie est "responsable de 7 à 8 millions de décès dans le monde".

"C'est un véritable problème de santé publique. Près d'un milliard de personnes sont hypertendues dans le monde. Environ 640 millions vivent dans les pays en développement. En Afrique, cette prévalence est de 15 à 35 % selon les enquêtesSteps réalisées dans différents pays", a-t-il détaillé.

Au Sénégal, a-t-il précisé, "la prévalence de l'hypertension artérielle est estimée à 29, 8 % chez les personnes de 18 à 69 ans, selon l'enquête Steps, réalisée en 2015".

Parmi tous ces malades, seuls 29, 4 % "se savent hypertendus". Et si 17 % d'entre eux "sont sous traitement", ils ne sont que 8 % à être "effectivement contrôlés", a-t-il indiqué.

A l'en croire, cette prise en charge insuffisante "est due à un défaut de connaissance de cette affection", ce qui montre d'autant l'intérêt du thème retenu : "Connaître sa tension artérielle".

La connaissance de ces chiffres permet de prévenir l'hypertension ou de la prendre en charge correctement et précocement, a-t-il dit.

Pour le conseiller technique, "la prévention est possible et passe par l'information sur les facteurs de risque essentiels, que sont la mauvaise alimentation, la sédentarité, l'usage abusif d'alcool, le tabagisme".

Il a annoncé que "la sensibilisation sur les facteurs de risque sera intégrée dans tous les programmes de promotion de la santé".

Au Sénégal, "l'HTA est la première responsable de l'insuffisance rénale. Donc il est plus que nécessaire et urgent de développer des moyens de prévention de l'HTA et du diabète afin de réduire ou de freiner leur évolution vers l'insuffisance rénale", a-t-il exhorté.

"L'hypertension artérielle, c'est une maladie chronique caractérisée par une augmentation permanente de la pression artérielle au niveau des vaisseaux sanguins", a ainsi expliqué le chef de la division des maladies non transmissibles, docteur Babacar Guèye.

Pour ses organisateurs, la Journée mondiale de l'hypertension artérielle (HTA) est de fait une occasion de sensibiliser les populations sur les risques que représente ce mal invisible aux symptômes difficilement détectables, communément appelé "le tueur silencieux".

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