Ile Maurice: Dr Om Varma - «Améliorer la qualité et viser les normes internationales»

interview

À quoi servent les rapports de l'audit ?

Il s'agit d'un exercice auquel tous les instituts d'enseignement supérieur doivent adhérer à intervalles de cinq ans. C'est une procédure normale existant dans tous les pays. L'objectif est d'évaluer l'état académique de toute institution, de reconnaître les bonnes pratiques et de suggérer des modes d'amélioration. Cela se fait selon des paramètres stricts établis par la Tertiary Education Commission (TEC) et des établissements similaires à l'international. Ce rapport a un impact considérable car l'institution est redevable envers la TEC. Nous sommes appelés à soumettre des rapports continuellement et les auditeurs qui se succèdent prennent en considération les avancées et sont critiques envers l'institution sur des manquements.

Les institutions tertiaires appliquent-elles les recommandations sur les anomalies relevées après publication des rapports ?

Le MIE a appliqué les recommandations qui émanent de notre pouvoir et responsabilité. Je ne peux pas parler des autres institutions. On peut consulter le rapport des autres institutions tout comme celui du MIE sur le site de la TEC. Le comité n'est pas là pour identifier les anomalies. Il évalue les forces d'une institution en fonction de ses objectifs et son plan stratégique. Ce n'est pas un audit financier.

L'évaluation est d'ailleurs effectuée par des experts. Notamment le professeur Pedro Manuel Tavares Lopes de Andrade Saraiva, de l'université de Coimbra, au Portugal ; Norbert Pachler, professeur de l'université de Londres ; le Dr Sharifah Norul Akmar Binti Syed Zamri, de l'université de Malaisie ; Gilberte Chung Kim Chung, directrice exécutive du Service diocésain de l'éducation catholique ; et le Dr Shaheen Timol, Quality Assurance and Accreditation Officer de la TEC. Le but, c'est que l'établissement puisse grandir et exceller. Dans le cas du MIE, les assesseurs ont mis en exergue 13 recommandations en termes d'accomplissements. De plus, nous avons tenu compte de toutes les suggestions émises lors du précédent audit.

Quels sont les points forts et les points faibles soulignés par le dernier audit ?

D'abord, les programmes de premier et deuxième cycles ont été soulignés, ainsi que la mise en place des canaux de communication à l'interne. La qualité de la formation des enseignants et les programmes de développement professionnels ont également été reconnus par les étudiants et les employeurs. D'ailleurs, les standards professionnels pour les formations sont en adéquation avec le National Qualifications Framework. Notre force repose aussi sur le maintien de partenariats solides avec des instituts locaux et internationaux. Bien d'autres points saillants sont mentionnés. À l'inverse, il n'y a pas de point faible dans le rapport mais plutôt des suggestions d'amélioration sur les objectifs et stratégies.

Lesquels ?

Le MIE est déjà impliqué dans le changement et continuera à se focaliser sur la révision du plan stratégique. L'accent sera mis sur les priorités et les ressources. D'autres aspects comprennent le développement d'une Risk Management Policy, une plus grande autonomie dans la prise de décision et le budget, le capacity building pour le personnel au niveau des postes de management. La transparence à tous les niveaux du recrutement, la promotion ou encore la nomination du personnel académique et non académique sont aussi ciblées.

Et comment comptez-vous améliorer la situation ?

Nous avons toujours été proactifs. Nous devons à tout prix maintenir et améliorer la qualité. En dépit des ressources et contraintes, nous consolidons tous les niveaux pour atteindre des standards internationaux. À ce titre, nous avons un partenariat avec l'université de Brighton, en Angleterre, qui demeure le 4e meilleur établissement dans le domaine de «Teacher Education» dans ce pays. Notre alignement sur les procédures d'assurance qualité et les systèmes internationaux se fera de manière continue pour davantage de consolidation.

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